ARTYFAMILY
PROGRAMMATION
PART. II&III
2016/
2017
   
 
 
 
   
Julien Fargetton
04 JANVIER > 03 FEVRIER
   
   
   
 
 
 
   
Antoine Carbonne
20 FEVRIER > 31 MARS
   
   
   
 
 
 
   
Fred Atlan
18 AVRIL > 24 MAI
   
   
   
 
 
 
   
Suzanne Husky
29 JUIN > 07 JUILLET
   
   




expositions

fleche
Ateliers 5-15ans



Ateliers Libres


Avtivités Ateliers Libres
              (7,50€/heure)
 

PRISE EN CHARGE ECOLES 5-10 ANS
C. Peguy, Marseille, Lancry, Parmentier, Blanc-Marine,
E. Varlin, Légouvé, P. Bullet, Martel, Paradis, Fbg St Denis, Canopée, L. Schwartzenberg, Recollets, Hôpital St-Louis
.

 

fleche
Analyse Art
fleche
Ateliers

maternelles
Pastel, acrylique, argile.

Primaires
Fusain, pastel,
encre, aquarelle,
acrylique, argile,
prise de vue et tirage NB.

confirmés
Graphite, acrylique, huile,
argile, volume et maquette,
prise de vue et tirage NB,
retouches et colorisation.

adolescents
Aatelier par thème 2017-2018 :
le cadre, le cerne,
la réalité augmentée,
l’anamorphisme, l’intrus

(de 6€ à 7,50€/heure)

Analyse Veilhan

 

PLANNING 2017-2018

Planning 2017-2018

ATELIERS LIBRES 15-85 ANS :
Autorisation parentale demandée aux mineurs pour le cours de modèle vivant.
Les chevalets, tournettes, four et labo photo sont à disposition.
Le matériel consommable est à votre charge.

 

Atelier

 

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SEMAINE DES COLLÉGIENS JUIN 2017
Journées et demi-journées autour d'une pratique artistique à 5€/heure

Lundi 26 juin de 10h à 16h / 30€
MODELAGE & ARGILE : techniques de plaque, boulette et colombin.

Mardi 27 juin de 9h30 à 14h30 / 25€
PEINTURE & HUILE SUR TOILE : recherche de couleur, accord, matière, geste (thème ou observation).

Jeudi 29 juin de 10h00 à 16h / 30€
VOLUME & MAQUETTE: construction en contrecollé, calque, baguette, colorisation et création végétation.

Vendredi 30 juin de de 9h30 à 14h30 : 25€
PEINTURE & HUILE SUR TOILE : recherche de couleur, accord, matière, geste (thème ou observation).

INSCRIPTION auprès de Claire : 06 10 26 97 58
claire@artyfamily.com

 

Semaine Collegien

Haut

 
 

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ACCES

49 rue des Vinaigriers Paris 10è
Lundi > Vendredi de 8h30 à 20h30
CONTACT

Claire : 06 10 26 97 58
claire@artyfamily.com


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TARIFS
PRIMAIRES
• INSCRIPTION ANNÉE
6 €/heure
Année de 36 sem. : 432 €
3 versements possibles

• INSCRIPTION TRIMESTRE
6,50 €/heure
> 1er trim. de 14 sem.: 182 €
(sept. / oct. / nov. / dec.)
> 2è trim. de 12 sem.: 156 €
(janv. / fév. / mars / avril)
> 3è trim. de 10 sem.: 130 €
(mai / juin / juillet)

• INSCRIPTION À L'EXPO
7 €/heure
De 5 à 7 sem., entre 2 pér. de vac. sco. : de 35 à 70 €

• INSCRIPTION AU COURS
Ou location LABO PHOTO NB
Ou location FOUR CERAMIQUE
7,50 €/heure
Labo photo
NB 24x36 et 6x6
Volume four 30x30cm max



• SORTIE ARTISTIQUE
5 €/heure
> Mercredi 13h30-18h30 : 25 €
> Vacances 9h30-18h30 : 45 €
Matériel et transports compris
VOIR PROGRAMME

• ANNIV-ATELIER-BOUM
70 €/heure 14 enfants max.
Matériel artistique, bonbons
et boissons compris
DETAILS


TARIFS MATERNELLES
• INSCRIPTION ANNÉE
7 €/heure
Année de 36 sem. :
378 €
3 versements possbiles

• INSCRIPTION AU COURS
7,50 €/heure
Pour 1h30 d'atelier : 11.25 €

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DETAILS ATELIERS
PETITS & GRANDS

• DESSIN
Perspective et volume (échelle, clair-obscur, point de fuite)
• PEINTURE
Composition, couleur, matière, geste.
Gras sur maigre pour l’huile
• ARGILE
Modelage en plaques, boulettes et colombins.
Cuisson pour tous, émail pour les grands.
• VOLUME
Maquette en contrecollé, calque, baguette, création végétation.

• MÉDIATION
Analyse des oeuvres exposées ou de l'histoire de l'art selon l'âge de l'enfant.

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UN SAMEDI SUR DEUX !

• ANNIV & ATELIER & BOUM
Sur une base d'une heure trente à deux heures d'atelier autour d'un thème (fusain, peitnure, argile..), nous vous proposons de rejondre votre enfant pour souffler les bougies, découper le gâteau, ouvrir les cadeaux, offrir un verre aux parents des copains autour de toute cette marmaille qui danse sur sa playlist préférée !

70 €/heure 14 enfants max.
Matériel artistique et bonbons, boissons, ballons compris !
Merci de vous charger du gateaux, bougies et playlist.

 

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JUILLET 2017
ANALYSE & CROQUIS AU MUSEE

LUNDI 10 /07
DAVID HOCKNEY Centre Georges Pompidou

MARDI 11/07
MEDUSA Musée d'Art Moderne de la VIlle de Paris

MERCREDI 12/07
JARDINS Grand Palais

JEUDI 13/07
DIORAMA Palais de Tokyo

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LUNDI 17 /07
RODIN Grand Palais

MARDI 18/07
L'OEUVRE SCULPTEE Musée Picasso

MERCREDI 19/07
MUSEE GIVERNY +16€

JEUDI 20/07
CHEFS D'OEUVRES Musée d'Orsay

VENDREDI 21/07
CHEFS D'OEUVRES Centre Georges Pompidou

> Vacances 9h30-18h30 : 45 €
Matériel et transports compris

 

 

 

 


PROGRAMMATION
2017 /
2016
PART II & III
JULIEN FARGETTON
 
 
 
 
   
Julien Fargetton
EXPO DU 04/01 AU 03/02
FINISSAGE LE 01/02/17
   
   
 
 
 
   
Artyfamily
EXPO DU 20/02 AU 31/03
FINISSAGE LE 29/03/17
   
   
 
 
 
   
Fred Atlan
EXPO DU 18/04 AU 26/05
FINISSAGE LE 24/05/17
   
   
 
 
 
   
Suzanne Husky
EXPO DU 29/05 AU 07/07
FINISSAGE LE 28/06/17
   
   
 

 


PROGRAMMATION
2016 /
2017

PART I
DENIS DARZACQ
VACANCES TOUSSANT
BLEXBOLEX
VACANCES NOEL
 
 
 
 
   
DENIS DARZACQ
EXPO DU 01/09 AU 19/10
VERNISSAGE LE 17/10/16
   
   
 
 
 
   
VACANCES TOUSSAINT
CROQUIS AU MUSEE
20-21-22-31/10 & 01-02/11
   
   
 
 
 
   
BLEXBOLEX
EXPO DU 03/11 AU 16/12
VERNISSAGE LE 14/12/16
   
   
 
 
 
   

CROQUIS AU MUSEE
DU 17 AU 22/12/16
   
   
 
   

 


Actuellement,
Kids Commissaires au Salon de Montrouge

Exposition du 29 mai au 07 juillet 2017
SUPER BOUM DE L'ESPACE le VENDREDI, à 18h00.

 

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QUELQUES

MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSÉES
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Suzanne Husky

La Noble Pastorale, Suzanne Husky, 2016.
Tapisserie, 203x247 cm.



Dorian Cohen

Départ en vacances - 08, Dorian Cohen, 2016.
Huile sur toile, 150 x 200 cm.



Marianne Mispelaere

Mesurer les actes, Marianne Pispelaere, 2017.
Action performative n°10 , 347 min, 62ème Salon de Montrouge.
Encre de chine sur mur, pinceau petit gris, dimensions variables.

 

Jeanne Berbinau Aubry

Liqueurs, Jeanne Berbinau Aubry, 2016.
Essences végétales prélevées à la Villa Médicis, alcool à 95°, verre, caisson lumineux.

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Précedemment,
Fred Atlan
Exposition du 18 avril au 24 mai 2017
Rencontre artiste le MERCREDI 24 MAI 2017, à 18h00.

 

Fred Atlan

S'abimer, série Cosmogonies, FRED ATLAN, 2016.
Impression contrecolée sur Dibond, 73x110 cm
.


Fred Atlan

Monolithe émergeant, série Nuées, FRED ATLAN, 2015.
Impression contrecolée sur Dibond, montée sur caisson en bois, 56x38 cm
.

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Précedemment,
Antoine Carbonne
Exposition du 20 février au 31 mars 2017
Rencontre artiste le MERCREDI 29 mars 2017, à 18h00.

Atelier Rouge

Red studio (GiantII)
, ANTOINE CARBONNE, 2016.
Huile sur toile, 146x114 cm
.


Mystery

Mystery, ANTOINE CARBONNE, 2015.
Huile sur toile, 150x210 cm
.

 

Apocalypse Now

Sunset, ANTOINE CARBONNE, 2014.
Huile sur toile, 195x130 cm
.

 

Pneu

Pneu, ANTOINE CARBONNE, 2012.
Gouache sur papier, 60x80 cm
.

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Précédemment,
Julien Fargetton
Exposition du 03 janvier au 03 février 2017
Rencontre artiste le MERCREDI 1er JANVIER 2017, à 18h00.

Blexbolex

Les Unijambistes
, JULIEN FARGETTON, 2016.
Chaussures, bois flottés, bidon d’huile moteur, corde, sable.
Dimensions variables.


Julien Fargetton

Rifiuto, JULIEN FARGETTON, Marseille - Cogoleto, 2014.
A LA GALERIE : Vidéo, 29' 50".
Dessins, série Mappa, aquarelle, feutre, crayons de couleur, huile, collage sur papier plié.

A LA MUNICIPALITE DE CAGOLETO : Conteneur plastique, bois, sangles, mousse, tendeurs et tente.


JF_VoltaAVir

Volta A vir, JULIEN FARGETTON, Les Açores, 2015.
A LA GALERIE : Vidéo, 08' 06".
DANS LA BAIE DE LAGOA : Osier, bouteilles plastique, corde en sisal, pierre volcanique.



JF-CommentNePasFaireUneOmelette

Comment ne pas faire une omelette, JULIEN FARGETTON, 2014.
Oeuf
, papier, colle, 14x14 cm.

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Précédemment,
Blexbolex
Exposition du 02 novembre au 16 décembre 2016
Rencontre artiste le MERCREDI 16 NOVEMBRE 2016, à midi.

Blexbolex
Illustration The end of the end of the world, BLEXBOLEX, 2016.
Article de Jonathan Franzen du 23 mai 2016 pour The New Yorker.

 

Imagier des Gens
L'Imagier des gens, BLEXBOLEX, 2008.
ed. Albin Michel Jeunesse, 190mm x 245mm, 208 pages

Cet imagier des gens ouvre un regard large sur l’humanité dans tous ses états, à travers des portraits venus du réel, de la mythologie ou de l’imaginaire. Ces « gens » de toutes sortes ne sont jamais désignés par leur appartenance physique ou ethnique mais par leur statut, leur activité.
Chaque figure est juxtaposée à une autre sur la page opposée, formant un couple dont le lien, variable et plus ou moins évident, est souvent drôle et surprenant.
Cet imagier invite bien sûr les enfants à identifier les personnages en enrichissant leur vocabulaire, mais le graphisme exceptionnel et l’intelligence des associations en étendent le lectorat.

Saisons
Saisons, BLEXBOLEX, 2009.
ed. Albin Michel Jeunesse, 202mm x 268mm, 176 pages

Après les Gens, Blexbolex poursuit avec les Saisons son exploration de l’imagier– forme la plus simple possible pour mettre en relation le texte et l'image. Ce nouveau livre parle du cycle des saisons, et avec lui du temps qui passe, de la manière dont les gens habitent, occupent le temps, s'y habituent, oublient, se souviennent…
À travers les objets, les paysages et les événements ou les personnages qui marquent le passage d'une saison à une autre, le monde est évoqué dans ce qu’il a de permanent et aussi, dans ce qu’il comporte de mouvements perpétuels.
Le livre se présente en quatre parties, dans lesquelles se joue un cycle complet de saisons.

Au fil de cette lecture un jeu s’instaure : certains décors, objets, personnages se répètent dans différentes scènes, réapparaissent sous différent éclairages, jouant ainsi avec la mémoire et l’attention du lecteur.

Le but étant de faire observer le monde qui nous entoure, celui qui existe dans le quotidien tout autant que dans le passé ou l'imaginaire, de donner un aperçu de la vie toujours foisonnante, toujours surprenante, et de faire aimer la nature, permanente, mouvante et fragile.

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Précedemment,
Denis Darzacq
Exposition du 1er septembre au 17 octobre 2016
Finissage artiste & vernissage 4-15 ans le MERCREDI 19 OCTOBRE 2016, 18h00.


Montrouge
Act, DENIS DARZACQ, 2008-2011.
Tirage argentique, 130 x 100 cm.

 

Act est un travail photographique, et même un dialogue, entre l'auteur, Denis Darzacq, et des personnes en situation d'handicap à la fois physique et mentale, rencontrées dans des centres spécialisés comme à Brest, Bourg-en-Bresse, Miami, ou dans une compagnie de théatre à Bradford. « Act » comme action, prendre la parole, faire acte de présence, donner la vie, mais aussi « acting », créer de la distance à ce qu'on subit, ne pas être uniquement le représentant d'un handicap mais un être humain qui a un handicap.

Devenir acteur et offrir une possibilité de fiction, une mise a distance à une triple peine : naître avec un handicap qui leur est une injustice, être reléguer dans des centres spécialisés loin de la ville et de la jeunesse, stigmatiser leur situation avec la représentation délicate de leur corps handicapé.


Montrouge
La Chute, DENIS DARZACQ, 2005-2006.
Tirage argentique, 130 x 100 cm.



Hyper_DenisDarzacq
Hyper, DENIS DARZACQ, 2007-2010.
Tirage argentique, 130 x 100 cm.




Comme un seul homme
Comme un seul homme, DENIS DARZACQ, 2012-2014.
Tirage argentique, 130 x 100 cm.

 

Comme un seul homme confronte autour d'une vidéo et de tirages photographiques, la lecture de lettres de soldats de la Première Guerre Mondiale à travers la voix des jeunes d’aujourd’hui, à des paysages d'anciens lieux de bataille.

À travers leur manière de le dire faite d’enthousiasme, d’hésitation, d’indifférence, de soumission à l’exercice ou d’implication profonde, se dessine le portrait d’une génération en écho de celle qui monta à l’assaut des tranchées au même âge. Et pose cette question : est-il possible de rendre accessible, audible et compréhensible des événements qui se sont passés il y a un siècle ?

Des jeunes gens se situent face à un environnement chargé d’histoire, des paysages de champs de batailles un siècle plus tard, des portraits d’arbres, comme autant de personnalités singulières.

Nous voilà face à un film, à une mémoire, à un récit sorti de l’oubli. et de fait, tous les questionnements sous-jacents apparus dans les travaux photographiques précédents de Denis Darzacq se posent avec encore plus d’ampleur, plus de nuance et de gravité.

 

Recomposition
Recomposition II, DENIS DARZACQ, 2009-2010.
Tirage jet d’encre, 113 x 76.5 cm.

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Dans les allées du 62e Salon de Montrouge -rendez-vous de la jeune création artistique où sont allés les enfants d'Artyfamily pour sélectionner les oeuvres de leur prochaine exposition- on entend un grand enthousiasme pour la large tapisserie de Suzane Husky qui revisite l'harmonie pastorale de la Dame à la licorne à l'heure de Notre-Dame-des-Landes avec l'oeuvre La Noble Pastorale.

Le titre renvoie à une tapisserie médiévale qui met en évidence les vertus des artisans ruraux. L'étude que propose l'artiste intègre des questions contemporaines en usant autant de l'esthtétique du mille-fleurs laissé à l'époque au libre arbitre du lissier, que de l'idée d'un détournement aux allures de prises de position politique.

La noblesse rurale est ici peinte comme l'activiste qui s'oppose à la construction "d'infrastructures inutiles géantes" pour certains, projets écologiquement problématiques pour Suzanne Husky, comme des centres commerciaux géants, de nouveaux aéroports, des barrages, etc.

Lors d'un regroupement d'activistes en 2014, un jeune botaniste a été tué.
Par télescopage entre une technique artisanale et un sujet ultracontemporain, le tapis de laine mural dénonce l’irrémédiable avancée de la civilisation moderne et la fragile résistance qu’on lui oppose.
Où nous pourrions nous livrer aux fantasmes sur l'existence de licornes, nous devons maintenant nous battre, précise l'auteur
qui tisse elle-même sa laine.

Suzanne Husky est une artiste dont la pratique explore la relation entre les hommes et le non humain. Formée en art et​​ ​en paysagisme, les enjeux du paysage sont matérialisés de diverses manières et matières. Ses pièces engagent des rencontres et des collaborations variées avec des historiens, habitants et artisans.
Suzanne Husky et Stephanie Sagot dirigent “Le Nouveau Ministère de l’Agriculture” une collaboration artistique à but subversif qui s’immisce à l’intersection du neo-libéralisme et de l’agrobusiness.

Dorian Cohen visite le paysage contemporain à travers une sorte de voyage dans l’urbain au sens large. Plus qu’une poétique de la ville, l’artiste propose le chaos que la cité postmoderne organise, tord ou étend à travers routes, édifices, ponts, arbres : le tout s’emmêle voire s’emboîte plus ou moins harmonieusement.

Jaillit on ne sait trop comment le silence plutôt que le bruit. Sans doute parce que ces images qui semblent conduire hors de la ville qu’en son ventre sont plutôt vides au sein d’une végétation qui demeure présente entre réalisme et fantasmagorie. Dans l’ensemble, peintures et dessins grisés « imagent » les frontières de la ville : boulevard périphérique, bretelles d’autoroute avec embrouillaminis de ponts et de routes, arbres déjà de campagne deviennent des sortes de natures mortes nocturnes créés par un miniaturiste à la fois maniaque, précis et humoristique.

Avec la série d'actions performatives Mesurer les actes, qu'entreprend Marianne Mispelaer depuis 2011, tient à une constante : sur un mur, tracer à vitesse constante, au pinceau et de haut en bas, une ligne d’une minute. répéter, côte à côte, minute après minute, d’autres lignes.

La répétition de cette action est ininterrompue durant plusieurs heures, jusqu’à épuisement : fatigue du corps, fermeture du lieu, réservoir d’encre vide, etc.
Le dessin s’adapte au contexte qui l’accueil, témoin de l’élan et de l’énergie de sa réalisation. Le geste du dessinateur réagit sans cesse à des causes internes et externes, provocant d’autres causes, imposant imperfections et surprises qui s’accumulent dans le tracé, la mettant face à des conséquences qui orientent la continuité du dessin.

A travers ses différents projets, Jeanne Berbineau Aubry explore la nature et ses transformations, cherchant un juste milieu entre phénomènes naturels et artificiels. La nature et les végétaux sont une source d’inspiration constante pour la jeune artiste.

Dans l’œuvre Liqueurs réalisée en 2014, elle présente des spiritueux élaborés à partir de végétaux exclusivement prélevés dans les jardins de la Villa Arson. Elle renouvelle d’ailleurs cette expérience de transformation en 2017 dans une seconde série éponyme avec des fleurs cueillies dans les jardins de la Villa Medicis au cours d’une résidence. Figés à l’étape de macération, on distingue les feuilles, les fleurs, écorces et pierres distillant lentement leur parfum dans l’alcool à 95° qui à la manière du formol potentiellement comestible en conserve l’essence.

Avec ces projets, Jeanne Berbinau Aubry offre une nouvelle version olfactive de ces jardins dont les réminiscences alcoolisées émanent des contenants tel un souvenir altéré. Quintessence d’un lieu mis en flacon et dont l’effluve mature et se répand discrètement.

 

 

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QUELQUES
MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSÉES
DE FRED ATLAN

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" Le sol mental et le sol arpenté, des origines à nos jours.
Le paysage est là, gravé en nous par des récits, des mythes, des images scientifiques,
Des tableaux et des films jusqu’aux cartes postales, je les revisite dans le huis clos de mon atelier.
Depuis vingt ans mes travaux attestent de mon intrusion dans le champ photographique.
Être à l’origine de l’événement est un leitmotiv.

L’appareil devient un réceptacle dans lequel «j’opère».
L’appareil est figé face à une table et cette dernière devient un «champ opératoire».
Muni de matière glanée dans mon quotidien et sous l’égide d’un rituel, cette dernière surgit, fait événement.
Des matières non agrégables, instables et volatiles, des opérations éphémères dont seule la photographie peut témoigner.

Mon geste est domestique : jeter, mélanger, étaler, brouiller, hacher. Mes images existent de la même manière qu’un plat est prêt à servir, on n’en connaît pas toujours le processus de fabrication, et on ne reconnaît pas forcément les ingrédients.
Mes mains tirent les ficelles d’une fiction, des « photos de geste » qui font « signaux ».
De mon désir de ré-animer la matière nait des paysages, des allégories de paysage.

Absence de référent, vibrations des contours, inversion de la couleur, la fonction indicielle de la photographie est mise à mal. Seul le « ça a été » d’une gestuelle est décryptable. Mes photographies sont un espace de jeux et de « je ». Matières sublimées, paysages sublimes, l’impression de monumentalité et l’étrangeté qui s’en dégage contrastent avec la modestie et la simplicité du procédé utilisé.

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSEES D'ANTOINE CARBONNE

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Antoine Carbonne, jeune peintre français de 30 ans, cherche à nous faire reconnaître des instants vécus. Entre la fin du monde et le calme pour certains, entre des couleurs vives et la nostalgie pour d'autres. Le présent, et pourtant le futur.
Le monde moderne en perpétuel mouvement au fond.

Le peintre s’est tout d’abord intéressé aux constructions du monde avec une première série executée dans le quartier de la Défense.
Comme pour relater les traces du passage de l’homme sur terre, dans un souci de documenter, et de laisser une empreinte concernant notre civilisation.

Les paysages urbains mettent alors en cause la notion de point de fuite : Carbonne dit vouloir créer de la profondeur sans se sentir pour autant asservi aux règles de la perspective, « pour simplement permettre au regard de circuler ».

Un immense ciel parsemé de nuages apparaît alors à la cime d’immeubles gris et plats qui ont presque disparu.

On découvre aussi des endroits urbains inhabités, nostalgiques et doux, un peu inquiétants.

Comme celui du Yucca où une chaussure est abandonnée dans un lieu où la nature reprend ses droits, celui de Sunset où le coucher de soleil devient volcanique, celui du Pont qui par la robustesse de ce dernier assène qu'il survivra à l’homme…

Une atmosphère pré-apocalyptique se dégage de l'oeuvre d'Antoine Carbonne, sans que l'artiste cherche à être alarmiste.

C’est après un voyage en Mongolie, où, surpris par l’abondance de 4x4 et bornes wifi dans un pays pourtant réputé sauvage, qu’est née l’obsession de l'artiste pour les reliquats d’une société de consommation qu’il sait périssable.

S’inspirant toujours de photos Facebook, de collages et de prises de notes, à l’image de Jonas Wood qui incarne « un Pop Art vibrant et un art moderne cool », les œuvres d’Antoine Carbonne avec une palette fauve-expressionniste, compose des espaces picturaux inconstants en perpétuelle évolution, entre natures mortes contemporaines et Nouveau Réalisme.

Puis le peintre délaisse le « figé » et les objets témoins de nos sociétés oubliées.
Des personnages apparaissent, comme livrés à une attente presque vaine.
Dans l'Atelier Rouge (référence délibérée à Matisse), puis Giant, puis Red studio (GiantII), l’artiste se représente le monde à travers son espace intime de travail, tourelle d’observation.

Les fenêtres et la mappemonde sont une ode au paysage, celui-ci alors tantôt mystérieux tantôt familier, comme reconstruit pour devenir subjectif, même si créé vraisembleblement à partir de souvenirs et d’imaginaire pour une nouvelle réalité.

" Aujourd’ hui, il semble que le monde entier ait été filmé et documenté, précise Antoine Carbonne.
Que reste-t’il comme motivation à toujours l’explorer à travers la peinture?
La réponse est certainement que cet univers est en mouvement perpétuel.
“On n’entre jamais dans le même fleuve.” disait Héraclite.
Ce qui a été figé aujourd’hui sera différent demain ou dans un an.
J’ai retenu comme idée centrale l’enregistrement du réel qui peut parfois s’apparenter à une pulsion.
Il s’agit d’une démarche longue qui vise à insuffler à chaque peinture l’idée d’intemporalité.
Après la découverte d’un espace, l’image que l’on en garde est composée d’un magmas d’anecdotes et d’idées qui ne se suivent pas forcément, mais forment un souvenir composite.
Mon travail débute par une prise de documents, c’est à dire un ensemble de dessins de photographies et de notes. Cette première étape brise une forme de virginité qui existe entre l’individu et le territoire nouveau, et permet d’établir une relation avec celui-ci.
Commence ensuite le travail de peinture où les images se trouvent mélangées et me servent de point de départ. Le souvenir est également sollicité et l’aspect narratif induit par toute prise de note, histoire, succession de faits, disparaît.
Il en résulte un ensemble peint où le réel a été tamisé puis modifié,dans un but final d’appropriation.

Voici donc une réflexion poétique sur les formes de la mémoire présentée à la galerie jusqu'à la fin du mois de mars. L’artiste commence par s’emparer d’un lieu ou d’une situation en les documentant au moyen de dessins, de photographies ou de notes manuscrites. Briser une forme d’innocence, méconnaissance entre l’individu et le territoire nouveau, établir une relation avec celui-ci. Donner naissance à un tableau composite, généralement de grand format, dans lequel « le réel a été tamisé puis modifié, dans un but final d’appropriation. »

Le spectateur, comme prisonnier d’un rêve absurde, est plongé dans une atmosphère intemporelle. Nous allons alors évoquer avec les 4-15 ans certains courants artistiques auxquels l'artiste se réferre comme le fauvisme, le néo pop-art, le nouveau réalisme, ou le surréaslime.

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSEES DE JULIEN FARGETTON

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" Julien Fargetton pose un regard curieux sur le monde, en quête de l'origine des choses, quitte à en changer le destin.

Ainsi, lorsqu'il croise le chemin d'un conteneur à poubelles échoué sur une plage au large de Marseille, il entreprend de le ramener à pied, transformé en sac de randonnée, jusqu'à son port d'attache, le village italien de Cogoleto (Rifiuto, 2014, installation vidéo, photographies, aquarelles).

Au-delà de l'anecdote et de la trotte, l'artiste y expérimente selon ses mots «l'étroite terminologie qui sépare l'inutile, l'utile et le futile».

Ce trajet prend aussi acte de mouvements plus secrets, ceux des objets, des rebuts, écume de la société de consommation.

Pour poursuivre, Fargetton projette de construire à Lisbonne une caravelle, reproduisant à une échelle moindre celles utilisées lors des premières explorations portugaises du XVe siècle, marquant les débuts de l'expansion moderne de l'Occident.

Porté par la pensée du Tout-Monde d'Édouard Glissant, ce bateau – dont As Naus (2015-2016, carton, colle) est une maquette préparatoire –  sera fabriqué avec les déchets qui s'échouent aujourd'hui des quatre coins de la planète, sur les plages lusitaniennes.

Les œuvres de Fargetton naissent ainsi d'une manière de tracer poétiquement des correspondances entre des faits, de détourner jusqu'à l'absurde une certaine lecture du monde, comme celle de Charles Darwin qui expliquait que la forme ovoïde permettait à l'œuf de ne pas s'échapper du nid.

L'artiste réplique par un dispositif complètement sphérique enserrant la coquille, une prothèse qui offre une nouvelle liberté de circulation à cette vie d'œuf (Comment ne pas faire une omelette, œufs, matériaux divers, depuis 2015).

Dans ses dessins, ses inventions sculpturales et ses actions performatives, Fargetton marche tour à tour dans les pas d'un explorateur, d'un inventeur ou d'un anthropologue, qui prend avec poésie et humour le contrepied des déterminismes du monde qui l'entoure."

Hanna Alkema,
Salon de Montrouge, Janvier 2016
.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSEES DE BLEXBOLEX

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Blexbolex, pseudonyme de Bernard Granger, est un illustrateur et un auteur de bande dessinée français. Entré à 18 ans à l’école des Beaux-Arts d’Angoulême, en section peinture avec l’intention de devenir peintre, Blexbolex en sort six ans plus tard sérigraphe. Ses premières productions sont auto-éditées. Il participe à Popo Color, Fusée, Ferraille ou encore Comix 2000.
À la manière des affiches des films de Jacques Tati, le dessin de Blexbolex, très stylisé, séduit de plus en plus de lecteurs. Son style rappelle les polars des années 1950-1960, avec un graphisme et un chromatisme très marqué. Il est l’un des rares auteurs de la jeune génération à poursuivre à sa manière le travail de déconstruction de la ligne claire mené dans les années 1970 par Joost Swarte.


Extrait d’une interview de BLEXBOLEX réalisée en avril 2012 par Stéphane Beaujean et Victor Maas pour le magazine Chronicart :
" J’ai abandonné le trait d’une part parce que je n’en avais plus besoin, et d’autre part parce que je ne savais jamais où le placer. Il me gênait. Je m’en suis rendu compte en travaillant sur une sérigraphie, en positionnant le film du trait sur les couleurs imprimées, pour vérifier le repérage, et en constatant que l’image était moins forte. J’ai enlevé le trait, et l’image était finie. En voulant encrer un crayonné qui était correct, combien de fois ai-je ruiné mon dessin, en encrant soit trop à l’intérieur, soit trop à l’extérieur, avec des conséquences aussi déplorables que ridicules ? Un trait doit être parfaitement équilibré, il faut être très confiant, ce que je ne suis pas. Avec la gouache ou l’ordinateur, je peux modeler mon dessin jusqu’à ce que je le trouve satisfaisant. C’est une sorte de sculpture en 2D, c’est très amusant. Du coup, il m’arrive même assez souvent de me passer d’esquisse préparatoire, je peux me fier à l’image que j’ai en tête sans l’angoisse de la réalisation.

Blexbolex vit en Allemagne où il dirige un atelier d'art à l'Université de Berlin-Weissensee. Il travaille régulièrement avec un nombre important d'éditeurs, dont Albin Michel Jeunesse, Thierry Magnier, Pipifax, United Dead Artists, Les Requins-Marteaux, en France et en Allemagne.

Son travail se partage entre bande dessinée et album, entre image et texte, entre livre et revues.
En dehors de sa production personnelle, il est un des deux piliers de l'éditeur.

En 2009, il reçoit « Le prix du plus beau livre du monde » (« The best bookdesign from all over the world ») à la Foire du livre de Leipzig pour son Imagier des gens (Albin Michel Jeunesse).

L'Imagier des gens, Saisons et Romance composent un tryptique consacré à l'imagier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSEES DE DENIS DARZACQ

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A l'instar des précédentes séries réalisées par l'artiste, La Chute en 2006, et Hyper 2007-2010, le corps seul, dans Act), échange avec un environnement, prend position dans un cadre au sens physique mais aussi métaphorique. La performance des corps créé par un dialogue entre artiste et modèles, s'opère dans l'espace urbain et paysagé, mais aussi muséal. Il y est question de présence, d’équilibre, d’assurance, d’opposition, de défi et de révolte. Par une corrélation entre la mise en scène de la souffrance des corps handicapés et ceux de la peinture classique. Par aussi l'instrumentalisation d'un objet de stigmatisation, le fauteuil roulant. Ou même par le simple port d'un tee-shirt d'un modèle à Miami où il est inscrit « Je rejette votre réalité, j'y substitue la mienne ».
À la différence des figurants des autres séries qui « font figure » dans l’image, ceux d’Act « font signe » par tout leur corps, les mains, le visage, le regard, les membres surtout dont on ne peut présumer le degré de mobilité. Mais ils ne transmettent aucun message puisque celui-ci nécessiterait une conformité à la norme ». Extrait de Mobiles, texte de Michel Frizot, Act, éditions Actes Sud 2011.

Dans la série La Chute (2005-2006) de Denis Darzacq, des corps en lévitation semblent strier l’image. Les gestes, attitudes, mouvements s’opposent à la géométrie de la ville. À l’espace de la sédentarité et du contrôle, ces êtres opposent des événements, des intensités, des forces perturbant les repères visuels. Le corps devient souple, fluide, sans structure. Il sort de la rigueur des lois physiques et semble saisi dans une position qui pourrait être celle de la danse, de la mise en rythme. Elle indique également combien toute ville, y compris Paris ne peut plus s’appréhender comme un lieu, un ensemble de rues, de boulevards et de places, bref un espace avec ses centres et ses périphéries, ses zones dans les marges. Désormais, la ville est mouvement, flux, circulations, croisement de mobiles que sont les êtres et les choses. Ce ballet gigantesque, n’ayant ni forme ni fin, favorise l’errance et le doute. La photographie déploie ici un récit. Récit jamais livré ou donné mais à reconstruire par chacun d’entres nous dans notre propre expérience de la ville.

Hyper, série de 2010, approfondira cette thématique. Si les personnages convoquent des postures et des attitudes assez similaires, le décor change radicalement. En choisissant comme territoire les supermarchés, ces temples d’un commerce normalisé, Denis Darzacq indique combien son propos se situe plus du côté politique. Il faut indéniablement prendre ces images comme un cri. Refusant toute normalisation, niant et se moquant des promotions, des offres d’achat, des circuits balisés, déjouant les stratégies de mise en dépendance économique, les corps flottent, restent en suspens, exécutant une figure improbable contraire à la rigueur stratégique des rayons. A la pesanteur de cette esthétique du moins et du pauvre, ces figures libres opposent la toute puissance de l’irrationnel comme forme de résistance.

Comme un seul homme
Comme un seul homme, Denis Darzacq, 2014, vidéo, 12".

Qu’il invite des jeunes d’aujourd’hui à lire devant la caméra des lettres inédites de soldats de la Grande Guerre ou qu’il chorégraphie les corps d’adolescents handicapés au cœur de la ville ou du musée, dans des lieux où personne ne veut les voir, Denis Darzacq ne cesse d’affirmer la photographie comme un passage à l’acte.


Recomposition01
Recomposition II, Denis Darzacq, 2011, tirage jet d'encre, 65.5 x 44.5 cm.

Les collages numériques des deux séries Recomposition I et Recomposition II traduisent, dans la continuité d’Hyper, le regard critique porté par Denis Darzacq sur la consommation.
Images mentales, celles-ci se composent d’éléments qui s’opposent et s’associent dans leur cadres. Les prises de vues ont été réalisées dans l’atelier, sur fond blanc, les modèles évoluent dans l’espace avec des objets qui les dissimulent en partie.
Emballages, pièces détachées de mobilier, éléments issus de la grande distribution, autant d’objets de la vie courante qui nous contiennent dans la réalité matérielle. Ces éléments disparates sont recomposés par assemblages réels et, ou collages numérique

 

 


PROGRAMMATION
2016 /
2015
PART II & III
RICHARD PAK
RONAN & ERWAN BOUROULLEC
 
 
 
 
   
Richard PAK
EXPO DU 04/01 AU 19/02
VERNISSAGE LE 17/02/16
   
   
 
 
 
   

EXPO DU 07/03 AU 15/04
VERNISSAGE LE 13/04/16
   
   
 
 
 
   
Frères Bouroullec
EXPO DU 02/05 AU 03/06
VERNISSAGE LE 01/06/16
   
   
 
 
 
   
Julien Fargetton
EXPO DU 06/06 AU 15/07
VERNISSAGE LE 29/06/16
   
   
 

 


PROGRAMMATION
2015 /
2016
PART I
VACANCES TOUSSANT
VACANCES NOEL
 
 
 
 
   
Philippe Ramette
EXPO DU 01/09 AU 16/10
VERNISSAGE LE 14/10/15
   
   
 
 
 
   

CROQUIS AU MUSEE
DU 19/10 AU 23/15
   
   
 
 
 
   
Frères Bouroullec
EXPO DU 02/11 AU 19/12
VERNISSAGE LE 13/12/15
   
   
 
 
 
   
Salon de Montrouge
CROQUIS AU MUSEE
DU 19/12 AU 24/12/15
   
   
 

 


PROGRAMMATION
2015 /
2014
PART II & III
BRECHT EVENS
VALÉRIE VILLIEU
 
 
 
 
   
Brecht EvensEXPO DU 05/01 AU 20/02
VERNISSAGE LE 20/02/15
   
   
 
 
 
   
Julien Salaud
EXPO DU 02/03 AU 18/04
VERNISSAGE LE 18/04/15
   
   
 
 
 
   
Valérie VIllieu
EXPO DU 04/05 AU 06/06
VERNISSAGE LE 04/06/15
   
   
 
 
 
   
Vincent Gautier
EXPO DU 08/06 AU 24/07
VERNISSAGE LE 24/06/15
   
   
 

 


PROGRAMMATION
2014 /
2015
PART I
VACANCES TOUSSANT
VACANCES NOEL
 
 
 
 
   
Valérie Mréjen
EXPO DU 01/09 AU 18/10
VERNISSAGE LE 18/10/14
   
   
 
 
 
   
Lavis
AQUARELLE
Du 20/10 au 24/10/14
   
   
 
 
 
   
Jessica Lajard
EXPO DU 03/11 AU 19/12
VERNISSAGE LE 19/12/14
   
   
 
 
 
   
Recup'art
RECLY'ART
LES 22-23-24 & 29-30-31/12
   
   
 

 


PROGRAMMATION
2014 /
2013
PART II & III
 
 
 
 
   
Simon Roussin
EXPO DU 13/01 AU 28/02
VERNISSAGE LE 28/02/13
   
   
 
 
 
   
Catherine Noury
EXPO DU 04/03 AU 11/04
VERNISSAGE LE 11/04/14
   
   
 
 
 
   
Romain Bernini
EXPO DU 14/04 AU 30/05
VERNISSAGE LE 30/06/14
   
   
 
 
 
   
Julien Salaud
EXPO DU 02/04 AU 24/05
VERNISSAGE LE 24/05/14
   
   
 

 


PROGRAMMATION
2013 /
2014
PART I
TRUC-ANH
CAMILLE & PAUL
 
 
 
 
   
Truc-Anh
EXPO DU 02/09 AU 28/09
VERNISSAGE LE 28/09/13
   
   

 

 
 
 
   
Marie Denis
EXPO DU 02/10 AU 03/11
VERNISSAGE LE 03/11/13
   
   
 
 
 
   
Camille&Paul
EXPO DU 04/11 AU 30/11
VERNISSAGE LE 30/11/13
   
   
 
 
 
   
Marion Poussier
EXPO DU 03/12 AU 11/01
VERNISSAGE LE 11/01/14
   
   

 

4

 


Précédemment
Kids Commissaires au Salon de Montrouge

Exposition du 06 juin au 08 juillet 2016
Finissage artistes & vernissage 4-15 ans le VENDREDI 1er JUILLET 2016, 18h00.

 

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QUELQUES

MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSÉES
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Guillaume Barth
Elina, Guillaume Barth, 2015.
Sculpture, sel, eau. 150 cm x 300 x 300.

JohanLarnouhet
Sans titre, Johan Larnouhet, 2015.
Huile sur toile, 180 cm x 180.

Florence Lattraye
Odd Habit Ghost-Manufrance, Florence Lattraye, 2012.
Pièce d'aspirateur, bois, poudre de bois, câble.

Johanna Benaïnous & Elsa Parra   Johanna Benaïnous & Elsa Parra

Extrait du projet A Couple Of Them, Johanna Benaïnous & Elsa Parra, 2015.
18 photographies présentées, une vidéo et une édition.

Gwendal Le Bihan
Tetris, Gwendal le Bihan, 2016.
Jeu de construction, béton, dimensions variables.

Julien Fargetton
As Naus / Le retour des caravelles, Julien Fargetton, 2014.
Carton, colle, 150 cm x 100 cm x 100 cm.

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Précédemment
Ronan et Erwan Bouroullec
Exposition du 02 mai au 03 juin 2016
Finissage artiste & vernissage 4-15 ans le MERCREDI 1er JUIN 2016, 18h00.

losanges
Losanges, Erwan et Ronan BOUROULLEC, 2011.
Tapis laine afghane, 165 x 245 cm.
Editeur Nanimarquina.
EN SAVOIR PLUS

Officina
Officina, Erwan et Ronan BOUROULLEC, 2015.
Chaise en polypropylène, 58 x 80 cm et 33 x 54 x46 cm.
Editeur Magis.



Serif TV
Serif TV, Erwan et Ronan BOUROULLEC, 2015.
Existe en 24, 32 ou 40''.
Editeur Samsung.


Jordan & Clouds
Algue, Erwan et Ronan BOUROULLEC, 2004.
Elément de cloisons légères, plastique injecté translucide, 25,7 x 4 x 32 cm.

Editeur Vitra.

Cloisons1
17 Screens, exposition FRAC BRETAGNE, Erwan et Ronan BOUROULLEC, 2016.
Systèmes de cloisons, suspendus et modulaires, « expérimentaux et atmosphériques »,
en céramique, verre, aluminium, bois, textile ou guipure.
Ici, branches de châtaignier reliées par une petite pièce souple imprimée 3D.

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Précédemment
Xavier Veilhan
Exposition du 07 mars au 16 avril 2016
Finissage artiste & vernissage 4-15 ans le MERCREDI 13 AVRIL 2016, 18h00.

Jordan & Clouds
Jordan, XAVIER VEILHAN, 2010. Polystyrène, 193,5 x 68 x40 cm.
Clouds, 2004, Erwan et Ronan Bouroullec. Polystyrène, 104x 183 x 40 cm.

EN SAVOIR PLUS

 

Armure_Veilhan

Sans titre (L'armure), XAVIER VEILHAN, 1997.
Impression numérique par jet d'encre plastifiée et montée sur PVC, 60 x 40 cm.


Requin Rhinoceros

Le Requin (maquette),XAVIER VEILHAN, 2008. Résine PU, peinture, 90 x40 x 50 cm.
Le Rhinocéros (maquette), XAVIER VEILHAN, 2001. Résine, 36 x 76 x 24 cm.

 

 

Conf-atelier Artyfamily, exposition Xavier Veilhan, mars 2016.


Laurence

Laurence, XAVIER VEILHAN, 2012.
Chêne massif, 68,1 x 29 x 12,4.

 

 

Jordan, Clouds, Laurence

 

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Précedemment

Richard Pak
Exposition du 04 janvier au 19 février 2016
Vernissage 4-15 ans & artiste le MERCREDI 17 FÉVRIER 2016, 18h00.

Mathieu Roquigny

Je ne croirai qu'en un Dieu qui danse, RICHARD PAK, 2011-2013,
Photographie d’après négatifs noir et blanc sur papier Fine Art-pigmentaires Hahnemühle,
150x100 cm.


Pursuit

Pursuit, RICHARD PAK, 2003-2009,
Photographie d’après négatifs couleur, tirage type C,
80x120 cm.

 


Les Frères Pareil

Les Frères Pareil, RICHARD PAK, 2014,
Photographie d’après négatifs couleur, impression jet d'encre sur papier Hahnemühle,
50x75 cm.

 

Les freres Pareils

Les Frères Pareil, RICHARD PAK, 2014,
Photographie d’après négatifs couleur, impression jet d'encre sur papier Hahnemühle,
50x75 cm.

 

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Précedemment

Mathieu Roquigny
Exposition du 2 novembre au 19 décembre 2015.

Vernissage 4-15 ans & artiste le MERCREDI 16 DECEMBRE 2015, 18h00.

Mathieu Roquigny

Think about Party, MATHIEU ROQUIGNY, 2014,
Sculpture en plâtre, serpentins, 40x25x17 cm.



Mathieu Roquigny
Abracadra, MATHIEU ROQUIGNY, 2013,
Glaçons, encre, épingles, 100x130 cm.

 

Mathieu Roquigny

Premier Souffle, MATHIEU ROQUIGNY, 2013
Poussière de mines de crayons de couleurs, colle
, 80 x 170 cm.



MATHIEU ROQUIGNY

Tuc pour tonton Michel, MATHIEU ROQUIGNY, 2014.
73 x 53 cm.

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Précedemment

Philippe Ramette
Exposition du 1er septembre au 16 octobre 2015
Vernissage 4-15 ans & artiste le MERCREDI 14 OCTOBRE 2015, 18h00.

Philippe Ramette

Contemplation irrationnelle, PHILIPPE RAMETTE, 2003.
Photographie couleur, 150 x 120 cm.

 

Philippe Ramette

Exploration rationnelle des fonds sous-marins : la sieste, PHILIPPE RAMETTE, 2006.
Photographie couleur, 150 x 120 cm.


Philippe Ramete

Projet photographique, Contemplation irrationnelle,
PHILIPPE RAMETTE
, 2003.
Encre sur papier, 32 x 24 cm.

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Précedemment

Jeunes commissaires
Exposition du 08 juin au 17 juillet 2015
Vernissage 4-15 ans & artistes le MERCREDI24 JUIN 2015, 18h00.


Jean de Sagazan

Sans titre, JEAN DE SAGAZAN, 2014.
Huile sur toile, 158 x 198 cm.

 

Marion Benard

Housse, MARION BÉNARD, 2013, crayon graphite et aquarelle sur papier, 178 x 200 cm.
Mains en plâtre et tissu, 60 x 60 x 8 cm.



Vincent Gautier

Sassy gals get the hose
, VINCENT GAUTIER, 2014.
Acrylique sur toile, 89 x 116 cm..

 

 

Jérôme Cavalière

Désaccords, JÉRÔME CAVALIÈRE, 2014.
Série de vidéos, 12"36. En collaboration avec Stéphane Déplan.

 

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Précédemment

Valérie Villieu
Exposition du 04 mai au 05 juin 2015

Vernissage Enfants / Ados / Artiste le JEUDI 04 JUIN 2015, 18h00.

Stratégie

La stratégie du bonheur, VALERIE VILLIEU & LAURENCE FAURE, 2004.
Tirage lambda, contrecollé sur PVC, 30x45 cm.


Strategie-VillieuFaure

La stratégie du bonheur, VALERIE VILLIEU & LAURENCE FAURE, 2004.
Tirage lambda, contrecollé sur PVC, 30x45 cm.


Jeuid Aujourd'hui

Jeudi Aujourd'hui, VALERIE VILLIEU, 2006.
Tirage lambda, contrecollé sur aluminium, 20x30 cm.


Vol

Vol, VALERIE VILLIEU & LAURENCE FAURE, 2012.
Tirage lambda, 30x100 cm.

Capreolus Mundi

Mali, VALERIE VILLIEU, 1992.
Tirage lambda contrecollé sur Dibond, 30x30 cm.

 

Sinon, pourquoi l'artiste s'attellerait à envisager l'image photographique comme une sculpture, en accumulant les couches d'Ektas dès la prise de vue, en rajoutant à l'intérieur du boitier 6x6 le papier à fromage de sa grand-mère épicière, en manipulant le polaroid lors de sa révélation, en photographiant les projections de films, et parfois même en réutilisant des extraits de ces derniers en boucle sérielle dans l'idée que leur mouvement crée une nouvelle histoire, celle de l'Autre qui semble interroger son futur, et nous-même son passé ? Comme si l'image seule ne suffisait pas et qu'elle-même sollicitait une épaisseur pour témoigner des vécus de chacun. Comme si l'image se questionnait sur la fragilité du réel qui d'ailleurs peut nous échapper, de sa frontière instable avec l'imaginaire, et surtout de sa pérennité après sa finalité.

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Précédemment
Julien Salaud
Exposition du 02 mars au 17 avril 2015
Vernissage Enfants / Ados / Artiste le JEUDI 16 AVRIL 2015, 18h00.

Capreolus Mundi

Capreolus mundi, JULIEN SALAUD, 2015.
Taxidermie de chevreuil, plumes, os de poisson, graines végétales, coraux, coquillages, dents de sanglier, 40 x 30 x 75 cm.

Vue Exposition

Vue exposition JULIEN SALAUD, Artyfamily 2015.


Nuit Etoilée

Extrait Nuit étoilée (Mont à la chevrette), JULIEN SALAUD, 2014.
Taxidermie de chevrette, clous, fils de coton blanc, bandelettes de plâtre, fils de perles,
347 x 200 x 200 cm.

 

Julein Salaud

Guerrier Traversière (renardaisan 4), JULIEN SALAUD, 2014.
Taxidermie de renard, peau et plumes de faisan, colle,
61 x 95 x 41 cm.

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Précédemment
Brecht Evens
Exposition du 05 janvier au 19 février 2015

Vernissage Enfants / Ados / Artiste le VENDREDI 13 FÉVRIER 2015, 18h00.


Brecht Evens
Extrait Panthère, BRECHT EVENS, 2014, éditions Actes Sud BD.


Expo Brecht Evens
Mur de 210m² à Anvers avec dessin original de BRECHT EVENS, 2013.


Expo Brecht Evens
Extrait Les Amateurs, BRECHT EVENS, 2011, éditions Actes Sud BD.

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Précédemment
JESSICA LAJARD
Prix Kristal 2014 / Salon de Montrouge
Exposition du 03 novembre au 20 décembre 2014

Vernissage Enfants / Ados/ Artiste le VENDREDI 12 DÉCEMBRE 2014 à 18h00.


Playmates
Playmates, 2012, JESSICA LAJARD.
Résine et acrylique, 180 x 70 x 55 cm et 224 x 130 x 52 cm.


Sneeze
Sneeze, 2011, JESSICA LAJARD.
Céramique, résine et bois, 200 x 80 x 85 cm.


The Shell & Grab
The Shell and Grab, 2011, JESSICA LAJARD.
Marbre et céramique, 54 x 41 x 31 cm & 15 x 35 x 18 cm.

 

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Précédemment
VALÉRIE MRÉJEN
Exposition du 2 septembre au 18 octobre 2014

Vernissage Enfants / Ados/ Artiste le VENDREDI 17 OCTOBRE 2014 à 18h00.


Voilà C'est tout
UNE OEUVRE PAR SEMAINE : Du 02 au 10 septembre 2014
Voilà C'est Tout (
2008) de VALÉRIE MRÉJEN,
Vidéo, 8 min.
Produit par le Jeu de Paume.

 

Princesses
UNE OEUVRE PAR SEMAINE : Du 20 au 29 septembre 2014
Princesses
(
2013) de VALÉRIE MRÉJEN,
Vidé
o, 5'15 min.

Diplômée de l'Ecole d'art de Cergy Pontoise en 1994, Valérie Mréjen est une artiste qui imprime son réel sur de nombreux supports : photographies, films et livres regroupent une oeuvre intimiste qui dépeint l’enfance et ses souvenirs, les détails cruels ou burlesques de l’existence, les malentendus, les dialogues impossibles. Mais un réel proche du nôtre car dans l'universalité de l'expérience.

Pour le travail de fiction vidéo dont trois d'entre elles sont présentées à la galerie Artyfamily, nous découvrirons qu'elles font partie d'une série de courts où l'artiste aime à exorciser de son quotidien intime des éléments liés à la parole, ceci principalement pour des plans fixes au soin minutieux du détail, avec des dialogues où chaque mot est pesé.

Parfois dans l'idée de vouloir pervertir une scène d'ordre privé, obligatoire de la vie de tous les jours, et presque involontairement triste, pour nous l'offrir à voir avec une certaine drôlerie car traitée par l'auteur avec une distance qui lui permet d’éviter le pathos de la confession (Capri, 2008, 7 minutes / Bouvet, 1997, 1'35 minute).

Parfois aussi, et toujours dans une forme brève, ici par des scènes alternées, dans l'envie de nous émouvoir en contemplant des visages pensifs et rêveurs, d' un fragment de vie où la narration se fait par une voix-off, évoquant bien entendu la réflexion intérieure des protagonistes (Ils respirent, 2008, 7 minutes).

Mais ces films où Valérie Mréjen se partage équitablement entre écrivain et vidéaste, diffèrent d'une collection de courts créés pour Villette sur courts (extrait à la galerie : Princesses, 2013, 5'15 minutes). L'artiste recueille le témoignage d'une soixante d'enfants âgés de 4 à 11 ans et place alors en premier plan les ressentis et émois de l'enfant interviewé autour d'un souvenir de cinéma.

Idem pour le portrait d'une génération de lycéens parisiens réalisé en partenariat avec le Jeu de Paume (Voilà c'est tout, 2008, 6 minutes) où l'entretien évoluent entre affirmations et contradictions, autour des rêves et modèles des adolescents, et où la frontière entre art et vie n'est plus.

Le jeune public d'Artyfamily expose alors pour son vernissage un foisonnement de travail réalisé autour de tous ces thèmes, au fusain, à l'encre de chine, en noir et blanc et nuances de gris donc, comme un clin d'oeil au story board que tout créateur de fiction use pour arriver à l'étape de fiction. Mais il leur reste une question que nous n'omettrons pas de poser à l'artiste jeudi 16 octobre pour leur grande fête : Dépeindre le groupe pour garder ce qui semble le plus touchant chez l'individu dans l'idée de rupture ou pour mettre en avant ce qui les relie ?

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Précédemment
Jeunes commissaires
Exposition du 2 au 21 juin 2013

Vernissage Enfants / Ados/ Artiste le VENDREDI 17 OCTOBRE 2014 à 18h00.

 

Jessica Lajard


Love Birds (2014) de JESSICA LAJARD,
céramique émaillée, tissu et laine, dimensions variables.

 

Vénus de Despocq
Vénus (2010) de CLEMENTINE DESPOCQ,
Parure, laiton, cheveux synthétiques, 66 x 20 x 6,5 cm.



Pierre Clément
Longue portée (2014) de PIERRE CLÉMENT
Tenue de camouflage sniper Ghillie, tubes fluorescents, 220 x 90 cm.


Wolska
Sans titre (2014) de TATIANA WOLSKA.
Dessin au feutres, encres, crayons sur papier.
150x150 cm.

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Médium Huile sur toile
ROMAIN BERNINI
Exposition du 14 avril au 30 mai 2014


Poumon
Woods (2013) de ROMAIN BERNINI,
huile sur toile, 200 x 160 cm.



Intoxicated Bird
Intoxicated Bird (2011) de ROMAIN BERNINI,
huile sur toile, 193 x 207 cm.


Un tremblement
Un tremblement (2013) de ROMAIN BERNINI,
huile sur toile, 54 x 73 cm.

 

Without Any Consequence
Without Any Consequence (2013) de ROMAIN BERNINI,
huile sur toile, 54 x 73 cm.

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Médium Installations
CATHERINE NOURY
Exposition du 04 mars au 11 avril 2014

 

Poumon
Poumon (2011) de CATHERINE NOURY.
Broderie au fil de coton et fil dʼor, 15 x 14 x 5 cm.

EN SAVOIR PLUS


Les enfants s'apercevront ce mois-ci que Catherine reste observatrice dans la plupart de ses travaux, d'un système vivant en mouvement, voire en équilibre instable.

Jusqu'à ce jour, elle a traité cette question de fragilité, et de « deuxième peau » résultant de cette instabilité, autour de la personne humaine par le biais de son vêtement, autour du végétal ou de sa représentation sophistiquée, et enfin autour de l'organe même.

Après des études de littérature et de linguistique, Catherine Noury devient photographe en 1989.
Elle démarre en 2004 un projet sur le portrait qui l’amène à réaliser des silhouettes cousues et les identités farfelues que ces silhouettes permettent.


La Fétiche

La fétiche-ne-pas-se-décourager
(2003.) de CATHERINE NOURY,
laine bouillie, tissu de coton, fil, encre, carton, 20 x 26 cm.


Tenir à un fil

Extrait d'une série de dessins préparatoires,
Tenir à un fil,
CATHERINE NOURY,
encre et crayon gras,
patrons en tissu et papier japonais.

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Médium Dessins
SIMON ROUSSIN
Exposition du 13 janvier au 28 février 2014



Sans titre (2012) de SIMON ROUSSIN,
f
eutres et tipex sur papier, 35x50 cm.
Le bandit au colt d'or (2013) aux éditions Magnani.

 

Sans titre (2012) deSIMON ROUSSIN,
feutres sur papier, 35x50 cm.
Le bandit au colt d'or (2013) aux éditions Magnani.

 

 

 

Sans titre (2011) de SIMON ROUSSIN.
F
eutres sur papier, 35x50 cm.
Les aventuriers, éditions Magnani, 2012.


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Quelques dessins des sorties
"croquis et médiation au musée"
pendant les vacances :

Ci-dessous,Croquis de Ziggy pour la sortie Vallotton au Grand Palais en décembre dernier :

Vallotton
Vallotton
 

 

 

Vallotton
Vallotton
   

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Médium Photographies
MARION POUSSIER
Exposition du 103 décembre 2013 au 11 janvier 2014


Un été
Un été, Marion Poussier.
Tirage lambda contrecollé sur Dibond, 40x40 cm, 2005.

Vernissage le samedi 11 janvier 2013

 

PREMIERE SEMAINE AUTOUR DU TRAVAIL DE MARION POUSSIER,
Du 03 au 10 DÉCEMBRE 2013
,
avec deux extraits de la série Un été (2005) de MARION POUSSIER,
tirage lambda contrecollé sur Dibond, 40x40 cm.

(l'été)

 

EN VITRINE
Iran, Liban, Israël, la libre circulation des désirs (2008) de MARION POUSSIER,
tirage lambda contrecollé sur Dibond, 80x80 cm.

2013

 

VERNISSAGE & NOËL DES PARENTS
avec surprise des enfants LE SAMEDI 11 JANVIER 2014 à 17h autour de la série
Famille
(2011) de
MARION POUSSIER,
t
irage lambda contrecollé sur Dibond, 80x40 cm.

Famille de Marion Poussier

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Médium Dessin
CAMILLE GIRARD & PAUL BRUNET
Exposition du 04 ocotbre au 30 novembre 2013

 


Le Mur 2013 de CAMILLE & PAUL, encre de chine sur papier, 52,5 x 70 cm.
Dessin d'une série en cours à l’encre de chine d’après photographie, dimensions variables.
(Paul regarde Pierre, dessin au fusain de 610 x 1300 cm réalisé en 2013 par Guillaume Pinard,
à l'exposition Les inconnus dans la maison, au Musée des Beaux-arts de Rennes
)

 

 

PREMIERE SEMAINE AUTOUR DU TRAVAIL DE CAMILLE & PAUL
Du 03 au 12 NOVEMBRE 2013
, plusieurs aquarelles dont
Smile (2010) de CAMILLE & PAUL,
aquarelle sur papier, 40 x 50 cm
.

Nue

 

 

EN VITRINE
Le jardin et le chat (2012) de CAMILLE & PAUL,
encre de chine sur papier, diptyque, 2 x 100 x 125 cm.

Marie Denis

(détail)

 

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Médium installations
MARIE DENIS
Exposition du 02 octobre au 03 novembre 2013

 

Léon II (2013) de Marie Denis
quatre architectures de plumes de paon assemblées, 200 x 220 cm.

 

PREMIERE SEMAINE AUTOUR DU TRAVAIL DE MARIE DENIS
Du 02 au 12 OCTOBRE 2013

avec
Nue -La grappe de raisin- (2012) de MARIE DENIS
Sculpture en frêne, 135 x45 cm.

Nue

 

EN VITRINE
Léon II (2013) de MARIE DENIS,
quatre architectures de plumes de paon assemblées, 200x220 cm.

Marie Denis

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Médium Photographies
TRUC-ANH
Exposition du 02 au 28 septembre 2013

 

 


Stanley chez les Incas (2008) de TRUC-ANH,
photographie argentique sur tirage C-Print contrecollé sur Dibond, 60x80 cm, série L'opéra de Stanley
.


EN VITRINE
Doors #079 (2008) de TRUC-ANH,
scanner haute-def sur tirage C-Print contrecollé sur Dibond, 150x150 cm, série Doors,
présentée conjointement avec la série L'opéra de Stanley, du 02 au 28 septembre 2013.

Door#079

 

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Après délibération des Kids Commissaires pour la sélection des oeuvres de la dernière expo d'Artyfamily, six coups de cœur des 4-15 ans à ce 61ème SALON DE MONTROUGE :

Tout d'abord avec le travail surprenant du jeune alsacien Guillaume Barth, où face à une sphère qui semble sur la photographie être une planète dévoile au final sur l'animation vidéo un igloo de briques de sel dont l'image se reflète sur le désert bolivien Elina, humidifié par les premières pluies, et parait alors comme un astre fragile.

Les 4-15 ans ont porté aussi beaucoup d'intérêts aux huiles sur toile de Johan Larnouhet Son travail tourne autour d'un espace réel, capable de se transformer en univers mental. Á partir de sources variées – architectures existantes, images provenant de médias électroniques, la photographie, la sculpture et la peinture – l’artiste crée des intérieurs habités tant par des objets réels, que par des formes géométriques fictives. L'artiste peint des toiles dans lesquelles le vide est le personnage principal. Il mélange intérieurs habités et objets réels à des formes géométriques inventées. Les enfants ont des repères pour croire à une certaine réalité, mais ont aussi quelques élèments pour ne pas y croire tout à fait.

Encore un peu de fiction avec l'installation de Florence Lattraye, présenté à Montrouge par un cercle, mais à la galerie par un carré, en poudre de bois, au milieu duquel est surpendu un vieil aspirateur, objet figé dans le temps qui vient mordre l’étrange douceur de ce tapis. Il le fend d’une ligne nette qui annonce le début d’une longue chorégraphie maniaque. Par ce geste d’aspiration, la pièce retrouve sa matière d’origine : une nouvelle boucle se forme…

Toujours autour de la limite entre vérité et fiction, un extrait du projet A Couple Of The, de Johanna Benaïnous & Elsa Parra, avec 18 photographies, une vidéo et une édition : à la marge entre image sociale et performance, les deux artistes incarnent des clichés du quotidien. « Les personnages représentés sont tous banals, et pourtant nous rappellent tous quelqu’un » explique Johanna. A la fois proches et anonymes, ces portraits reconstituent les archives d'une jeunesse ordinaire qui nous convie à l'errance de son quotidien.

Avec Tetris, oeuvre de Gwendal Le Bihan le jeune public d'Artyfamily apprécie ces éléments de construction architecturaux ludiques. Architecte du sensible, Gwendal transforme ainsi un geste répétitif en une action divertissante et réfléchie. En transposant les deux dimensions initiales du jeu Tetris en trois dimensions, l’artiste se positionne à mi chemin entre une activité de peintre et d’architecte. Cette transposition en volume, permet également d’apporter de nouvelles possibilités dimensionnelles offertes grâce à la variété d’assemblages.

Enfin, on rencontre Julien Fargetton, qui gagne le Prix Kristal de cette édition, et dont on aura la chance de programmer une exposition personnelle à la galerie Artyfamily à l'automne prochain !
Il raconte : "J' ai marché dans les rues de Barcelone, pendant l'heure de la sieste. La plupart des rideaux de fer étaient tirés, rendant visible la crasse de la ville sur le gris métallique. Cependant des cercles de couleur dansaient sur le bas, près des poignées servant à ouvrir boutique. Ce sont les serruriers qui collent leurs stickers à ces endroits-là, juste au cas où. J'en ai décollé plusieurs jusqu'à avoir une belle collection. Plus loin sur ma route, je longe la promenade du bord de mer. Je prends en photo les silhouettes des cargos circulant au large, avec leurs dentitions particulières. De retour chez moi, je superpose ces cercles colorés et poussiéreux à ces contours de navires. On dirait des clés
". Voici alors une maquette de caravelle fabriqué à partir des déchets qui s’échouent aux bord des mers du monde entier, qu'il avoue être en train de la réaliser plus grande, à une échelle d'1/250ème.. on a hâte de voir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSEES DES BOUROULLEC

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Dès le début, avec l’Italien Giulio Cappellini, qui « découvre » les frères Bouroullec en 1998, et la réalisation du fameux Lit clos qui sera présenté chez Kreo à Paris, le dialogue avec les fabricants et éditeurs exigeants s’est inscrit dans la durée : Vitra, Ligne Roset, Magis, Alessi, Flos, Hay et Artek. Encore tout jeunes, Ronan (né en 1971) et Erwan (né en 1976) ont acquis notoriété et maîtrise.

Leur collaboration est un dialogue permanent nourri par leurs personnalités distinctes et une notion de diligence partagée visant à obtenir davantage d’équilibre et de finesse.

Leur travail a couvert de nombreux domaines allant de la conception de petits objets tels que des bijoux à l’organisation et à l’architecture spatiales, de l’artisanat à l’échelle industrielle, des dessins aux vidéos et photographies.

Les designs des Bouroullec font partie des collections permanentes de certains musées internationaux, et plusieurs expositions ont été consacrées à leur travail.

Une dizaine d'années de travaux est présentée aux 4-15 ans d'Artyfamily :
Losanges, tapis d'inspiration persanne, tissé par les artisans du Nord Pakistan avec des fils de laine filés à la main d'origine afghane, déclinés dans une douzaine de couleurs différentes, pour la marque espagnole Nanimarquina.
La technique du kilim utilisée, une technique ancestrale de tissage, garde aux tapis leur souplesse, leur authenticité et leur beauté sur les deux faces.

Dans le cas de la collection Officina qui regroupe tables et assises, la simplicité absolue rencontre le charme d’une matière première ancestrale, vivante et avec de légères imperfections qui rendent chaque pièce de cette collection unique, d’un goût sans aucun doute industriel mais marqué par un esprit profondément raffiné et élégant. Le travail du fer forgé, processus qui donne forme au métal en l’écrasant entre le marteau et l’enclume, a une histoire millénaire. Avec cette technique, au cours de l’histoire, sont nés de multiples objets d’usage quotidien et des ouvrages d’art.

La plupart du temps, le design ne consiste pas à inventer des fonctions mais à les rendre simples et accessibles. Les frères Bouroullec ont adopté cette approche quant à l’interface utilisateur du téléviseur Serif TV qui applique un filtre sur le contenu et donne une impression abstraite de ce qui se passe derrière, à l’instar d’un rideau que l’on tire sur l’écran.
De profil, cet écran TV en forme de « i » majuscule s’éloigne de l’obsession des écrans ultra-fins et appartient au monde des objets. On l'attrape après avoir tourné autour de lui, le déplace, dévisse son piétement et pose l'objet librement sur un meuble, en offrant une silhouette fine qui s’évase vers le haut pour former une surface plane comme une petite étagère.

Dans la grande galerie du FRAC BRETAGNE, l'exposition actuelle des Bouroullec 17 Screens donne à voir, pour la première fois en Europe (après le musée de Tel-Aviv), des cloisons modulaires et aériennes, à travers lesquelles dansent la lumière et les ombres, tel un appel à la contemplation.

Avec cinq éléments inhabituels, enfilés comme des colliers (tubes de verre, d’aluminium, céramiques, textiles ou branches de châtaignier), les Bouroullec ont élaboré 17 propositions de parois suspendues. Autant de guipures ou de lianes graphiques qui reconstruisent l’espace et permettent «  à chacun d’inventer la vie qui va avec  ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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QUELQUES
MOTS
SUR LES OEUVRES EXPOSEES DE XAVIER VEILHAN


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Figure majeure de la scène artistique internationale, Xavier Veilhan développe, depuis la fin des années 1980, une démarche aux formes multiples -sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo, photo- s’inscrivant entre classicisme formel et haute technologie.

L’art est pour lui «un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent, et notre futur».

La présentation du travail de Xavier auprès des enfants commence par une oeuvre de 1997, une image où la forme floue d’un homme en armure apparaît en gris sur fond noir. Impossible de savoir quand et où se déroule cette scène. L'artiste précise que “C’est ce tremblement qui l’intéresse, le fait qu’on est ici entre l’armure et le robot, entre la peinture historique et l’image numérique, entre le passé et le futur.” L’homme en armure est en quelque sorte un portrait de l’artiste contemporain : plongé dans le flou du temps présent, partagé entre un héritage culturel et des formes nouvelles à inventer.

Puis nous enfilons gants blancs pour explorer au toucher les formes de deux animaux, par le biais de maquettes : celle du célèbre Rhinocéros rouge réalisé pour la boutique new-yorkaise du couturier Yves Saint-Laurent en 1999, et celle du Requin que l'on a pu découvrir grandeur réelle à la galerie Emmanuel Perrotin en 2008.

Sculpture en miroir sur site de cinq mètres par deux, le squale à facettes sur socle reflétait l'espace autour de lui. On pouvait s'approcher, se mirer, regarder son reflet. Suspendu, comme interrompu en pleine course, le monstre argenté a perdu son pouvoir destructeur par l'absence de détails laissant place à une surface lisse et polie. Ne reste du requin que l'essentiel : son aura dense, sa présence autoritaire. Sans psychologie, le prédateur est figé. Pour l'ancien élève de Daniel Buren, "La réalité n'est que mouvement." Comme un écho aux futuristes des années 1910, Xavier Veilhan associe technologie et mouvement, pour offrir une impression de vitesse, de fluidité au requin effilé, un aérodynamisme.

De façon surprenante, fluidité aussi pour le Rhinocéros avec l'utilisation d'une peinture laquée rouge qui rend la corpulence de l'animal préhistorique bien lisse, ayant même l'allure d'un bolide (à vivre ou revivre dès les printemps dans les collections du Musée National d'Art Moderne). L'échelle un de cette forme monolithique, renforce la relation au spectateur que l'artiste souhaitait simple de prime abord, car conçue pour être présentée derrière une vitrine située dans le quartier de Soho. Une volonté de générer une lecture immédiate, pour capter une forme d'attention du passant, ses courses en main. Stimulation visuelle faite, s'offre alors une contradiction entre cette dimension de séduction de la brillance d'un rouge vif de stick-à-lèvres, et cette tension de par l'essence même de l'animal où sa puissance a nourrit notre imaginaire collectif.

Parce que la matière autant que le geste de l'artiste trouve la forme, parce que les détails de l'animal sont résumés à ce qui est nécessaire à la compréhension du mot Rhinocéros (pas de nasaux, ni yeux..), le face-à-face avec le jeu de lumières et d'ombres sur l'œuvre rend l'objet, industriel. Un trouble existe : même s'il s'affirme par une présence physique, il nous échappe. Apparait alors l'universalité du sentiment pour l'animal, comme pour le requin : qu'il soit méchant ou gentil, il est animal, avec une survivance préhistorique dans le monde contemporain.

Troisième partie de cette mini-retrospective de Xavier Veilhan pour les enfants : le travail de la statuaire avec deux oeuvres : Laurence, 2012, en chêne massif, et Jordan, en polystyrène, présenté en 2010 à l'inauguration du centre Pompidou à Metz lors de l'exposition Chef d'oeuvre, devant 35 Clouds des designers et frères Bouroullec, chacune des oeuvres réalisées en polystyrène.

Il nous tenait à cœur chez Artyfamily de ré-créer cette collaboration, en guise de clin d'oeil autant à leur collaboration passée et jamais représentée, qu'à la venue prochaine de quelques unes des œuvres des Bouroullec dans notre espace (exposition du 02 mai au 03 juin 2016).

Laurence fait partie de cette recherche de Xavier Veilhan où il souhaite réinvestir le champ vacant de l'idée de la célébration, et de la statuaire : « J'ai commencé a faire des portraits avec lesquels j'étais en sympathie, des gens que je connaissais déjà, des amis. Donc des personnes inconnues. Ce qui m'intéresse est l'aura de la présence, du volume de la personne dans l'espace. En éliminant toute tentative de portrait psychologique, et en s'en tenant à un strict relevé corporel, on atteint une représentation plus universelle. Dans la statuaire, j’active une zone de contact entre le public et le privé. Regarder une statue, c'est regarder une personne qui ne peut vous voir ; c'est s'attacher à la forme d'un être. »

Réalisée après une prise de vue en 3D, la statue de l'homme debout, Jordan, est fabriquée dans le même matériau utilisé pour les nuages des designers, qui selon eux dessinent des objets avant tout fonctionnels. A plusieurs reprises déclinés, les Clouds des Bouroullec offrent à chaque fois l'avantage de se construire son propre espace, forcément unique. L'objet évolue dès que vous ajoutez des éléments ensemble, produisant un effet tridimensionnel, à la manière d'une architecture fluide et un peu désordonnée.

Au Pompidou de Metz, Jordan fût adossé à une mur de 35 Clouds, leur fonction initiale fût de jouer un rôle de paroi. Car de suite une image nous vient à l'esprit. Celle du personnage d'une peinture romantique du XIXème siècle, face à une mer de nuages, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, par Caspar David Friedrich. La vision des Clouds procède à un positionnement dans l'espace. Car ce qui différencie une oeuvre d'art et l'objet issu du design, c'est que ce dernier se révèle lorsqu'il est utilisé. L'objet associé à d'autres jouent un rôle de fond, et isole ou créé une espèce de second plan au personnage. Jordan surplombe alors l'espace, non plus intérieur mais extérieur. Tel un créateur, il se pose en contemporain, en interface entre la ville et « la boite d'exposition».

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR LES OEUVRES EXPOSEES DE RICHARD PAK

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Artiste français né en 1972, RICHARD PAKpratique une photographie du sensible pour s’intéresser notamment à ses contemporains dans la sphère privée ou publique. N’hésitant pas à passer d’un style proche du documentaire à une approche sérielle et systématique, ainsi qu’en associant l’écriture et la vidéo à ses recherches photographiques, Richard Pak navigue entre représentation du réel et évocation du fictionnel.
Après avoir vécu et travaillé cinq ans à Londres, il effectue de nombreux séjours aux Etats-Unis entre 2003 et 2009 pour réaliser la série Pursuit, dont la monographie est coéditée par Journal et Filigranes en 2012. Lauréat de la Résidence Photographique de L’Œil Urbain, il réalise le travail Les Frères-pareils en 2014, publié par Filigranes.

Richard Pak :
S’il est établi qu’une fonction de l’art est de procurer un plaisir esthétique, il est plus rare que cette même émotion soit la matière de l’artiste. Mise en abîme de l’oeuvre dans l’oeuvre, c’est la perspective que j’ai adoptée avec
Je ne croirai qu’en un Dieu qui danse. Résolument ancrée dans le champ d’une photographie du sensible, cette série est une recherche sur la représentation de l’émotion esthétique. Il s’agit ici de celle que procure la musique, saisie sur les visages de spectateurs de concerts. (...) Vénération, joie, ou tristesse, rage, mélancolie ou rêverie, autant de variations autour de la figure humaine dans ce qu’elle a d’unique sur le reste du vivant. (...) Recadrant allègrement les négatifs pour accentuer un grain déjà présent, j’ai opté pour un procédé minimaliste et expressionniste afin d’appréhender l’incarnation la plus exhaustive, épurée et atemporelle de l’émotion esthétique.

PURSUIT est le fruit de beaucoup de temps, du hasard et de la complicité de ceux qui m’ont accordé leur confiance en m’accueillant dans le périmètre de leurs vies privées. (...)
PURSUIT mêle ainsi portraits frontaux et scènes prises sur le vif, avec pour finalité l’envie de suggérer plutôt que de décrire. (...)
Prenant comme fil conducteur la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis qui mentionne le droit de chacun « à la vie, la liberté et la poursuite du bonheur », j’ai choisi de m’intéresser à deux Amériques. Celle de la middle-class qui vit le « rêve américain » tel qu’universellement admis et celle des « petites gens » en marge de ce mirage qui vivent dans leur mobile home à jamais immobile, l’Amérique qui peuple les nouvelles de Raymond Carver.

Concernant la série des
Frères-pareils, c’est à la médiathèque [une qui n’a pas encore cramée] que j’ai rencontré Gilles, puis Eric. (...) Les quelques braves qui les ont approchés ont tous été frappés par leur insatiable curiosité artistique. Sans parler de leur culture rock qui donne le tournis.
Ils ont eu la générosité de me laisser entrer dans leur vie, le temps de ma résidence. Pendant près d’un an à se fréquenter, une confiance et un attachement réciproques se sont installés. Ils m’ont laissé photographier à peu près tout ce que je voulais. D’abord les sujets de la série photographique, ils en sont insensiblement devenus les modèles complices.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR MATHIEU ROQUIGNY

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Pour s'intéresser au «temps qui passe», MATHIEU ROQUIGNY fait don du sien. L'artiste ne fait pas de séparation entre sa vie personnelle, son travail de plasticien ou de photographe. Il les brode ensemble, jour après jour, et crée leur valeur dans la mise en beauté d'objets résiduels, mais signifiants du quotidien.

Mains dans les poches. MATHIEU ROQUIGNY n'en dit rien. Peut-être est-il obsédé par la fin, par la signification de l'existence, l'angoisse de ne pas laisser de traces. Yeux douloureux et sourire large, il s'intéresse au «temps qui passe, à la mémoire». Mais le trentenaire n'a pas vraiment l'air de broyer du noir. Il préfère se balader, mains dans les poches, en laissant traîner ses yeux sur les petites choses, insignifiantes, récurrentes, que tout le monde voit mais auxquelles personne ne prête pas attention. L'obsession du collectionneur en plus. Patiemment, il récupère les résidus de taille-crayons, ramasse les cendres de ses cigarettes roulées, accumule les listes de course froissées, les tracts sur papier gras - «Mr Ali, Grand voyant-médium » -, épingle les dates de péremption de pots de yaourts. Année après année. MATHIEU ROQUIGNY s'y accroche : c'est dans la quantité que se trouve la légitimité de sa démarche. « Les collections que je fais sont un peu vaines, parce que les objets qui m'intéressent n'ont pas de valeur marchande. Mais plus je persiste, plus cela leur donne une importance, une valeur personnelle. »

Photographie. Au départ, ils sont quatre à tenter l'expérience : prendre, chaque jour, une photo à 16 heures pile. Un bout de genou, un selfie, un détail de ce qui les entoure. Huit ans plus tard, Mathieu Roquigny est le seul à continuer d'alimenter la série 4PM. Les clichés s'accumulent, finissent par ressembler à un diaporama documentaire. La peur d'oublier ? « Oui, peut-être ». Mais plutôt que de regarder en arrière, l'exercice consiste à prendre de la hauteur sur les motifs de son existence : « à force, on se rend compte que l'on prend souvent la même chose en photo. J'essaie ensuite de creuser et de voir pourquoi ça me fascine. » Avec Diary, Mathieu Roquigny classe certains de ses développements, flashés avec un appareil argentique bas de gamme. Pas de belles mises en lumière, des nus esthétisants, ou d'effets chromatiques. Non, MATHIEU ROQUIGNY s’intéresse au genre de photos que tout le monde mettrait à la poubelle. Des clichés surexposés (Burn), des bouts de jambes (Legs), des copains en train de faire pipi (Pee&Poo), des cadres de vélos à roue volée (Alone), des parapluies oubliés (Mary Poppins Failed).

Arte povera. Le Normand est également plasticien. Son premier travail - « dans l'ombre », en 2013 - utilise déjà les matériaux « pauvres », « ordinaires » qui l'entourent au quotidien. Dans une de ses mains se trouvent des bouts d'asphalte ramassés sur les trottoirs et, dans l'autre, des chewing-gums colorés (Bubble Concrete). Depuis, sa ligne directrice n'a pas changé. Il encadre des parts de pizza carbonisées, intitule l'oeuvre L'Oubli. Lorsqu'il explique sa méthode de travail,  MATHIEU ROQUIGNY emploie beaucoup les mots «loufoques», «s'amuser», «se laisser surprendre par les objets qui nous entourent». Si «anodine», «aléatoire» que soit sa matière première, l'important est dans l'affect qu'elle renferme ou le souvenir qu'elle déclenche. Tuc pour Tonton Michel est peut-être son oeuvre la plus intime. Elle prend la forme de 28 biscuits salés sous verre, rectilignes comme un cimetière de 14-18. « Nous venions d'enterrer mon oncle. Au moment de partir du buffet donné aux proches et à la famille, ma tante m'a mis un paquet de Tuc dans les mains. Je n'ai jamais pu le manger. Il est resté deux ans dans mon placard. Un jour, je l'ai sorti. »

Le temps crée l'oeuvre. La série Between me and us se construit depuis quatre ans et se terminera le jour où MATHIEU ROQUIGNY renoncera au plaisir de l'enivrement pour s'inquiéter de ses radicaux libres. Un jour indéterminé. « Sur mon lieu de travail, pendant le temps de la création, je bois. Une fois que j'ai terminé les fioles de whisky ou de vodka, je les remplis avec mes cendres de cigarettes. C'est une sorte d'autoportrait ». Pour parler de l'ennui et du temps perdu, il lance des boulettes de papier mâché sur un cadre blanc, le temps de la projection d'un film (Fill the empty). Encore un moyen de mettre en forme, d'agencer visuellement pour englober, d'un seul coup d'oeil, un laps de temps qui a compté. Ou qui s'est échappé.
(Naja 21, juin 2015)

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR PHILIPPE RAMETTE

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Après des études à la Villa Arson, à Nice, où il renonça rapidement à poursuivre ses tentatives de peintre, Philippe Ramette commença à réaliser d’étranges installations, mélanges de bricolages ingénieux et d’objets délicatement fabriqués d’où émanaient déjà ce qui aujourd’hui encore trame son travail : l’humour, le grincement, la peur, l’ironie, parfois le dérisoire, mais aussi la mise en jeu de l’art, au sens premier du terme.

Enoncés dans leur relation au corps comme étant des objets à réflexion, ses oeuvres, dont le titre occupe une place importante, se présentent souvent comme autant d’appareils ou de dispositifs à expérimenter physiquement ce qui ne devrait être qu’un processus de pensée.
Si Philippe Ramette se définit avant tout comme un artiste sculpteur, la photographie est très vite intervenue dans son oeuvre comme une manière d’attester, se mettant lui-même en scène comme utilisateur de ses propres objets, -Socles à réflexion (utilisation), 1989-2002, ou Objet à voir le monde en détail (utilisation), 1990-2004-, puis est devenue le prétexte à toutes sortes d’expériences et de mises à l’épreuve.
En 2004, Philippe Ramette présentait à la galerie Xippas un ensemble de prothèses sculptures de forme « abstraite » et d’apparence énigmatique, qui ont été conçus pour la réalisation d’une série d’une dizaine de photographies présentées en parallèle. Utilisant le procédé de renversement de l’image ou de son propre corps comme objet de la démonstration, l’artiste se met à l’épreuve du monde et défie les principes de l’apesanteur. Les prothèses, invisibles à l’image, camouflées sous ses vêtements, habituel costume-cravate, permettent à l’artiste d’expérimenter des positions qu’il nomme «irrationnelles».

Dans la continuité des projets photographiques initiés en 2004, Philippe Ramette réalise en 2006 un ensemble de photographies intitulées Explorations rationnelles des fonds sous-marins. Ces photographies présentent l’artiste évoluant sous l’eau en promeneur solitaire, ignorant les contraintes des profondeurs. Parallèlement, Philippe Ramette réalise un ensemble de Lévitation de Chaise, dont on avait pu voir une première réalisation lors de la FIAC en 2005. Ces sculptures réalisées en bronze peint, simulent les véritables textures et couleurs du bois et de la corde, créant l’illusion d’une lévitation sur le mode poétique.
L’artiste qualifie lui-même ses oeuvres de « sculptures photographiques». Elles figurent l’instantané d’un mouvement : le moment où la chaise s’envole et s’échappe de la corde qui la retient.
Par ailleurs, un moulage en bronze de son avant-bras qu’il fixe au plafond offre « une main tendue » à l’attention du spectateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES OEUVRES
CHOISIES PAR LES JEUNES COMMISSAIRES

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Si la peinture, en tant que mode de production d’images fixes, exclut a priori le mouvement, JEAN DE SAGAZAN l’envisage dans un rapport très étroit, non seulement à la photographie – dont elle procède en l’occurrence, l’artiste réalisant des sortes de notes photographiques puis détourant sur photoshop des éléments à partir desquels il recompose l’image et mixe plusieurs réalités dissociées –, mais aussi au cinéma. Le cadre – motif récurrent et souvent multiple, outre celui que forme naturellement le tableau – constitue le théâtre d’actions inscrites dans un processus temporel et narratif dont il convient de projeter la part qui, manifestement, se révèle manquante, hors-champ et/ou cachée.
Usant de plans stratifiés, de jeux de miroirs et autres mises en abîme qui créent une profondeur de champ et une temporalité plurielle, JEAN DE SAGAZAN brouille les repères spatio-temporels et les pistes de lecture, et fait se croiser les regards : entre les personnages qui se partagent l’espace de la toile, mais aussi entre eux et nous, devenus regardeurs regardés.
Ainsi, soulignée par d’incessants va-et-vient et tensions entre réalité et (science)fiction, je et un autre, mouvement et immobilité, plein et vide, avant et après, devant et derrière, intérieur et extérieur, la question du point de vue – et, à double titre, du sens – s’impose face à ces espaces-temps flottants dans lesquels l’artiste nous incite à rentrer, telle une quatrième dimension picturale.
Texte d'Anne Lou Vicente, 2014.

Marion Bénard, 2014. :
" Si certains de mes travaux représentent un long travail de patience et de précision, d’autres relèvent du readymade. Tout est approprié, crayon, aquarelle, bois, plâtre, papier, tissu, objets, tout me sert.
Mes pièces jouent avec sérieux au jeu des ressemblances. Le costume, le fard, l’attitude m’intriguent. Sous le masque, derrière les avatars se cache l’identité profonde. Je veux mesurer la part de jeu, la part d’angoisse du manège social. Dans la mimèsis, la doublure du je(u), où est l’intime dans la vitrine?
Le mimétisme sert au prédateur, à l’inquiet, au pudique, au séducteur. S’il traduit un instinct de survie, il est aussi synonyme de profusion, de passion, de jeu, d’ivresse, d’esthétique. C’est ce pourquoi je travaille. Quand l’exubérance passe inaperçue, que le rusé se fait piéger, quand l’animal imite la peau de bête et la feuille morte refuse de tomber, que le modèle ne se sépare pas de son portrait ni le panier de pommes de sa nature morte, quand la peinture se déroule et la sculpture s’étale.
Ce réel de résistances et d’absurdités cohérentes, je lui donne vie dans des pièces où les hommes, les animaux, les objets dialoguent, tous personnages : figurants ou acteurs. Des relations complexes et ambigües de compétition, d’amitiés, de dépendances existent entre eux.
De cette logique du dysfonctionnement, de l’à-peu-près, du fragile, mes pièces trouvent leur équilibre.é

Texte de Thierry Hay. :
Avec des couleurs criardes, kitsch, il peint la société américaine : soit des jeunes filles aussi sensuelles que perdues, ou de vieilles femmes souriantes, mais aux dentiers incertains. Je regarde un tableau qui, à lui tout seul, pourrait résumer l'Amérique profonde. Une vieille femme, qui se croit encore jeune, conduit un camping car et se prend en photo tout en conduisant. A côté, sur le siège passager, un petit chien fier comme un danseur de tango a pris place. Welcome in América... A côté, des jeunes filles inconscientes, libres, sveltes, s'amusent. Derrière, une femme âgée porte le poids des ans et veille à sa démarche. VINCENT GAUTIER cultive une certaine forme de vulgarité et n'hésite à nous montrer la société telle qu'elle est.

 

Désaccords est une série de vidéos courtes sous-titrées en français et diffusées sur internet.
Jérôme Cavalière et Stéphane Déplan ont récolté des vidéos étrangères sur internet, pour la plupart dans une qualité médiocre car filmées avec un téléphone, où plusieurs personnes en viennent aux mains pour régler leur différent. Les deux artistes ont sous-titrés ces vidéos pour que l’on comprenne le sujet de l’altercation, cependant la véracité de leur traduction semble douteuse...

 

 

 

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LES OEUVRES
DE VALERIE VILLIEU

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La mémoire conserve les souvenirs, des états de consciences passés. Elle reconnaît et désigne ce qui n'existe plus, ce qui se prolonge. Il y a la mémoire individuelle et la mémoire collective. La mémoire individuelle est multiple, elle est un vécu qui est en perpétuelle évolution, temporaire, presque abstraite, car chacun conserve sa propre interprétation des choses. Ce phénomène pourtant privé alimente la mémoire collective qui devient alors une source pour l'histoire d'un pays, rassemble les récits d'un évènement précis avant de savoir s'ils sont dignes de faire partie de l'Histoire. Celle-ci fait alors figure de savoir durable et permanent, de reconstruction savante, critique et laïque. Une science qui pourrait préparer l'avenir.

Rappelons les images de Walker Evans du reportage Let Us Now Praise Famous Men (louons maintenant les grands hommes) réalisé avec l'écrivain James Agee chez une des familles pauvres du sud des Etats-Unis lors de la Grande Dépression des années 30, et avec laquelle ils vivent quelques temps. Les images d'Evans participent de manière efficace et simple à la mémoire des conditions de vie et de travail de ces fermiers lors d'une crise économique mondiale dont on a conscience dans sa globalité mais pas vraiment dans les faits précis de la vie réelle (paire de bottes usées du père sur un sol de terre battue, vêtements et habitats vétustes, mines déjouées).

Tout autre témoignage avec l'installation Momumenta Odessa de Christian Boltanski qui représente un autel de 17 portraits d'enfants juifs qui ne sont pas revenus des camps d'extermination pendant la seconde guerre mondiale. Les cadres, disposés en édifice pyramidale, sont entourés de petites ampoules électriques qui n'ont pas ici la fonction d'éclairer le contenu des images, mais plutôt d'évoquer la nécessité de recueillement et de silence. Les reproductions de ces photographies d'amateurs offrent au spectateur un cadrage très serré des visages, pour ne donner à voir qu'eux. Ces photographies ordinaires n’ont pas en soi de dimension tragique, elles sont autant de témoins d’existences singulières et bien réelles.

Cette mémoire collective que chacun s'octroie pour la restituer différemment participe alors à une somme de mémoires éclatées. Pour l'évoquer, nous présenterons à la galerie Artyfamily plusieurs travaux contemporains de VALERIE VILLIEU autour de ce thème, dont deux d'entre eux réalisés avec Laurence Faure, toutes deux photographes. Dans les séries La stratégie du bonheur (2004) et Vol (2012), elles ont cherché à recréer des histoires fictives par des compositions photographiques ou vidéos évoquant chez le spectateur des souvenirs à la fois personnels et communs à tous. En nous replongeant dans notre enfance pour l'un à partir de films Super 8 chinés aux puces et projetés, en brouillant les frontières entre mémoire individuelle et collective pour l'autre autour de la destruction et reconstruction de la ville de Brest à la suite d'une résidence artistique, et témoignant ainsi d'une formidable capacité de l'homme à se reconstruire. Car Valérie Villieu n'a de cesse depuis ces premiers travaux de croire au partage d'un même passé malgré nos individualités, et à certains points de jonction autour de récits multiples, ces derniers pourquoi pas à entretenir ensemble. La série Jeudi Aujourd'hui, réalisée en 2006, réunit les pièces d'un puzzle concernant la vie d'une mère de famille, Madame D., atteint à 88 ans de la maladie d'Alzheimer. A l’aide d'objets les plus banals, l'artiste analyse son réel, en dénotant de son goût pour la culture ou l'histoire. Les extraits de ses petits agendas par exemple, oubliés dans un tiroir ou calant une porte, narrent quarante années de vie, allant de son intérêt pour un livre ou d'une pièce de théâtre à ne pas louper, à la nécessité de fixer une information sur papier pour ne pas subir le souvenir de l'oubli. Ici, la mémoire des choses peut s'avérer être un espace où les objets trouvent enfin leur place, et où leur empreinte communiquent aussi de la perception de l'auteur.

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LES OEUVRES
DE JULIEN SALAUD

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Depuis cinq ans et après avoir été découvert au 55ème Salon de Montrouge, JULIEN SALAUD, presque quarantenaire, oeuvre activement dans la fabrication de créatures célestes que l'on a pu voir autant à Singapour (Art Garden) qu'à Paris (Palais de Tokyo), à New-York (Galerie Friedman Benda) ou à Tel-Aviv (musée d'art contemporain de Herzliya).

Entre la sculpture et la bête - faites pour les plus impressionnantes d’animaux empaillés, de colle, clous, perles de rocaille et fils de coton blancs -, ou autour de constellations d’animaux crées par un réseau de fil de coton blanc illuminé par des lampes U.V., l'univers quasi fantasmagorique, onirique deJULIEN SALAUD, transmue la nature des animaux par leur propre essence.

Car inspiré par l’ethno-astronome Chantal Jègues-Wolkiewiez pour qui les troupeaux de la salle des taureaux dans la grotte de Lascaux reprendraient les dispositions d’étoiles dans le ciel, l'artiste n'a cessé depuis de produire de nouvelles interprétations de Grotte stellaire, dont l'une à découvrir à partir du 3
avril 2015 dans les caves troglodytiques de la Maison Ackerman près de Saumur
, qui semble être la plus singulière et monumentale installation jamais entreprise par l'artiste.

L'exposition d'Artyfamily s'évertuera alors à illustrer cette fable que Julien dessine autour des rapports entre la cosmologie, la science naturelle et la tâche de l'artiste, en présentant un extrait de plusieurs de ses séries (Photonirismes, gravures zoographiques
dessins automatiques, Guerriers Traversières,
Trophée), ainsi qu'une pièce plus conséquente au centre de la galerie : Nuit étoilée (Mont à la chevrette), créée pour le dernier SALON DE MONTROUGE.

Et ce sera une oeuvre commune, plastique et polymorphe, réalisée par les 4-15 ans que vous découvrirez
à leur vernissage le jeudi 16 avril à 18h, qui relatera d'une toute autre sorte de vanités...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES OEUVRES
DE BRECHT EVENS

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Artyfamily présente pour six semaines d'exposition des dessins inédits et des originaux des trois parutions* de BRECHT EVENS, auteur belge de bande dessinée de 29 ans.

Autant les ouvrages que l'homme vous paraissent hors-norme à la rencontre, car emplis de subtilité, mystère, élégance et fantaisie, ceci dans l'excellence du geste.
Vous remerciez Brecht pour sa féérie en transparences colorées, il vous répond « Mon plaisiiir...» aussi élégamment que le prince-héritier de Panthésia le fait dans son dernier livre.

C'est de son école d'art à Gand où il découvre entre autre la sérigraphie, qu'il garde cette recherche de superposition de plans, de petites scènettes en une narration sur pleine page avec fausses perspectives, à l'image de l'oeuvre de Giotto, des tapisseries flamandes ou des miniatures persanes auxquelles il aime à se référer.

Sans case, cadre et bulles, les compositions tableaux parfois épurés, parfois généreuses de détails, rendent les personnages vivants bien qu'ils semblent pourtant déjà très muables dans la forme. Nous obligeant du reste à ouvrir à nouveau l'ouvrage une fois lu à cause de cette page-ci et de cette page-là qui nous a intriguée.

Car il semble bien que l'auteur souhaite que notre œil trébuche, tout comme son âme a cherché à le faire pour son dessin : aucun croquis pour user de l'écoline et gouache. Pinceau apposé directement sur le papier 250 grammes et l'aventure est partie avec ses « heureux accidents », vécue prudemment. L'auteur et nous-même plongeons ensemble dans la magie de multiple aplats parfois abstraits, de personnages légers ou sombres parfaits figuratifs, et de clins d'œils qui nous réunissent car universels.

La légèreté du trait dans l'ombre et lumière d'une déconstruction de perspective, la facilité pour exprimer la délicatesse ou rudesse d'un mouvement nous rappelle Hockney et Picasso.
C'est donc à partir d'un jeu d'espaces en trompe-l'oeil que les 5-10 ans et adolescents vont tenter de créer une « fresque contée » de 1,50 m par 2,20 m narrant l'intrigue d'un jeu D.S.
Les deux premières semaines de travaux seront consacrées à la compréhension de la perspective et technique du point de fuite, les semaines qui suivent seront consacrées à la construction des personnages et du contexte dans lequel ils évoluent tout en les peaufinant directement à l'écoline et gouache sur le support final.

Auparavant, et parce que l'artiste aime à détourner certaines de ses références dans l'histoire de l'art et bande dessinée (Boticelli, Tintin, Giotto, Burchfield, Velasquez), nous proposons aux parents d'aider leur enfant à choisir un chef d'oeuvre que ce dernier souhaite réinterpréter (envoi par mail ou laisser une impression à la galerie).

* Les Noceurs (2010),
Les Amateurs (2011), Panthère (2014) aux éditions actes sud BD.



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LES OEUVRES
DE JESSICA LAJARD
Du 03/11 au 12/12/14

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Parmi plus de 70 travaux artistiques présentés au 59ème SALON DE MONTROUGE, les pièces de JESSICA LAJARD ont eu un tel pouvoir de séduction auprès des enfants qu'ils ont décerné à l'artiste leur prix d'excellence, le Prix Kristal.

A la suite de son diplôme des Beaux-Arts de Paris qu'elle obtient avec les félicitations du jury en 2010, Jessica Lajard découvre la céramique qu'elle aime à travailler pour sa « matière élastique » et ses accidents de couleurs.

Elle garde, ou développe selon les matières utilisées, un intérêt pour la résine (Sneeze, 2011), le polystyrène (Playmates, 2012), le marbre (She Shell and Crab, 2014) et tout dernièrement le tissu avec la pièce Love Birds présentée au 59ème Salon de Montrouge, et dont les 4-15 ans d'Artyfamily ont souhaité sa monstration au sein de leur espace en juin dernier pour la présenter aux parents du quartier.

Jessica Lajard pratique la sculpture en travaillant une imagerie du quotidien, pour une perception décalée, accentuée par son plaisir manifeste du geste.

Elle dit avoir considérée sa démarche artistique comme conceptuelle, puis pop-art lors de sa formation.

Mais elle préfère se référer aujourd'hui à des influences tropicales provenant de son enfance et adolescence vécues à la Barbade, et qui lui permettent d'user d'un baroque qui n'aurait pas peur de déborder vers un mauvais goût, d'offrir avec légèreté une dimension absurde, un grotesque « à l'anglaise » où les titres des pièces renvoient à des anecdotes personnelles.

Jessica Lajard nous fait l'honneur d'un prêt de deux oeuvres pour son exposition personnelle.
Playmates, comme un échange entre deux éléments isolés, où une tête de lapin, flanquée de 2 doigts dégoulinant de peinture rose, fait face à une main monumentale dont l'index et majeur sont remplacés par les oreilles du lapin.

Certes, voici un clin d’œil à la manie infantile, mais voilà surtout un dialogue constaté entre deux composants placés à la même hauteur sur socle, érigés en statue et offrant alors une mise en scène où d'autres niveaux de lecture sont possibles.

Idem pour la deuxième pièce présentée : le dessous d'un nez en céramique, majestueux par sa taille, blanc, immaculé et lisse, qui fait face là aussi, à son pendant, deux « glaces à eau », ici en résine, de couleur orange et vert menthe.

Les trois éléments posés à l'horizontal se présentent sur une table disposée à hauteur de cuisse. Ils semblent figés, mais le titre de l'œuvre nous informe que nous nous situons après l'action.

Car en français, Sneeze signifie « éternuer ». Les enfants s'exercent alors à aller plus loin que l'histoire d'un bâtonnet glacé s'extirpant d'une cavité nasale : ce nez ne serait-il pas celui du Sphynx ??

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES OEUVRES
DE VALÉRIE MRÉJEN
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UNE OEUVRE PAR SEMAINE

3 hommes Verts

Croquis et ébauches pour Trois hommes Verts (2014) de VALÉRIE MRÉJEN, spectacle de 45 min., Théâtre de Gennevilliers.

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DU 11 AU 19
SEPTEMBRE 2014

3 hommes Verts

Bouvet (1997) de VALÉRIE MRÉJEN, vidéo, 1'35 min.

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DU 30 SEPTEMBRE
AU 08 OCTOBRE
2014

3 hommes Verts

Capri (2008) de VALÉRIE MRÉJEN, vidéo, 7 min.
Produit par le Jeu de Paume, © Collection LVMH
.

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DU 09 AU 18
OCTOBRE
2014

3 hommes Verts

Ils respirent (2008)
de VALÉRIE MRÉJEN, vidéo, 7 min.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR L'EXPO
JEUNES COMMISSAIRES

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EN JUIN, L'EXPO DE VOS ENFANTS !
COUPS DE COEUR
JEUNES COMMISSAIRES

Montrouge

Salon de Montrouge
+ Palais de Tokyo
+ Artyfamily
En mai, choisis ce qu'il te plait !

Le 59ème SALON DE MONTROUGE a offert à vos enfants la possibilité autant d'élire le lauréat 2014 du PRIX KRISTAL que de sélectionner cinq oeuvres pour la dernière expo annuelle de la galerie !


TROIS EXPOS !

1. SÉLECTION KIDS
CHEZ ARTYFAMILY
EN JUIN
> Love Birds de JESSICA LAJARD
> Orion &Vénus de CLEMENTINE DESPOCQ
> Longue portée de PIERRE CLEMENT
> Un dessin au feutres, crayons et encres de TATIANA ZALSKA

2. PRIX DU SALON DE MONTROUGE
AU PALAIS DE TOKYO EN DÉCEMBRE
> Tatiana Wolska - Grand Prix du 59e Salon de Montrouge
> Louise Pressager - Prix spécial du Jury (ex-æquo)
> Qingmei Yao - Prix spécial du Jury (ex-æquo)
> Virginie Gouband - Prix du Conseil Général des Hauts-de-Seine.

3. PRIX KRISTALCHEZ ARTYFAMILY
EN DÉCEMBRE
> Jessica Lajard

Le prestigieux Salon de Montrouge a offert aux enfants d'Artyfamily l'opportunité de devenir « jeunes commissaires » et de créer leur propre exposition, la dernière de l'année à la galerie.

Presqu'une centaine d'enfants a sélectionnée chaque week-end de mai cinq œuvres d'art au sein du Salon présentant le travail de plus de 70 artistes.

Hasard ou pas, il s'avère que les travaux de ces quatre artistes, Jessica Lajard. Clémentine Despocq, Pierre Clément et Tatiana Wolska, se recoupent sur l'idée de détournement de la matière et/ou du sens.

L'installation de Jessica Lajard, Love Birds, a séduit les enfants par la richesse des matériaux utilisés. L'artiste offret une expérience physique où l'on se meut entre coucher de soleil (pièce de velours et laine, 200 x 310 cm) et cocotiers, ces derniers figurés par deux index croisés (céramique de 185 x 95 x 55 cm) ou bien enlacés, car « Love Birds » est une expression anglaise pour désigner un couple d'amoureux.
Un paysage tropical bien chamarré pour les enfants rappelant les origines barbadiennes de l'artiste !

Clémentine Despocq tente quant à elle d'user de certains détails du corps humain pour les confondre à des bijoux créés par elle-même : des grains de beauté sur un dos se constellent aux perles dorées de sa pièce Orion ; ou vos propres cheveux s'égalent dans l'oeuvre Vénus à ceux synthétiques suspendus à un collier en laiton.

Il s'agit aussi d'un travail sur la forme concernant la pièce Longue Portée de Pierre Clément, en s'évertuant ici à créer une nouvelle entité. L'artiste aime à préciser qu'il cherche à « créer un maximum d'effets avec peu de moyens », ceci avec des éléments tirés du quotidien.
L'oeuvre est constituée uniquement de deux néons et d'une tenue de camouflage, qui assemblés, leur affichent un autre statut. Voir même apportent un caractère vivant propre à l'imaginaire de chacun, certains y voient la figure d'un morse, d'autres un chasseur aux pouvoirs de vue extraterrestre, etc...

Les enfants en fins limiers ont tout de même sélectionnés dans leur commissariat autant le PRIX KRISTAL 2014 du Salon de Montrouge, Jessica Lajard, que le Grand Prix du Salon, Tatiana Wolska.

Dans le dessin emprunté à cette dernière, notre imagination est là aussi sollicitée sur des formes naissantes de gestes répétitifs, un automatisme permettant à la main de l'artiste de prendre le pas sur l'esprit. Les lignes sinueuses qui en résultent engendrent un paysage épris de forces naturelles en interaction.

De cette pièce, s'est crée par 80 PETITES MAINS arty, une oeuvre in situ que vous êtes invités à découvrir le jour de leur vernissage le 21 juin... là aussi, idée du détournement de la forme et du sens !

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR LES OEUVRES
DE ROMAIN BERNINI

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Pour le dernier commissariat annuel de la galerie (l'exposition de juin étant conçue par les enfants), Artyfamily assume fièrement l'esprit « instruction de proximité » par la présentation de quelques unes des œuvres de Romain Bernini, jeune peintre français découvert en 2006 au Salon de Montrouge, pensionnaire de la célèbre Villa Médicis à Rome en 2011, et surtout papa du coin où nos petits habitués découvriront autant le talent pictural de Romain que de son fiston, Côme, leur copain d'école.

Car toujours dans l'idée de présenter aux enfants un extrait de plusieurs séries de l'artiste, l'une d'entre elles réalisée en 2014 et intitulée Cargo Cult montre la plupart du temps un personnage seul, semblant être un de nos contemporains et portant un masque d'une ethnie autre que la nôtre, celle d'un Hopi d'Arizona ou d'un Dongo d'Afrique de l'Ouest par exemple.

Mais Côme sait quelle est la sienne, et pose pour son père -tout comme l'entourage de l'artiste- avec l'effigie qu'il a créé en grès et qu'il porte fièrement les bras croisés devant l'arrière-plan de cette huile sur toile réalisée par père et fils.

Romain Bernini portraitise sur cette série non pas le proche mais la présence qui émane de ce masque, pour s'éloigner semble-t-il de l'empathie liée à la représentation d'un visage, aspirant selon lui tous les regards. Il précise même : « Il m'a semblé évident après la rencontre des masques et de leur culture qu'elle faisait chuter et changer de statut les personnages, et qu'elle proposait une sorte de suspens, d'extase, et éventuellement une nouvelle voie à ce rapport à l'autre ».

Le masque annonçant le rite mais demeurant pourtant immobile nous offre alors cet entre-deux latent, voire absurde, narrant peut-être un basculement qui ne se produit pas : ce contemporain maîtrisant toutes les variables du spectacle aura-t-il les épaules pour honorer le port de ce masque primitif ?

Cette nature implicite se retrouve dans les quatre autres toiles présentées à la galerie : un des grands formats de la série Woods (2014-2013), Intoxidated Bird (2011), Without Any Consequence (2012), et Un tremblement (2014) où plus rien ne structure le tableau à part une figure centrale. L'importance de cette dernière est accordée par le peintre en la détachant d'un fond abstrait, coloré et déliquescent, avec parfois un indice comme une flaque d'eau. On ne trouvera pas de notion de perspective dans ces arrières-plans, à part dans quelques trouées amenées par des couches précédentes de peinture, comme une succession de peaux.

C'est là plus un travail de peintre que la nostalgie d'un animisme. Romain Bernini vit ce médium simple et vivace en amoureux, pour suivre un « chemin de peinture » ; où la trame fournie d'une facture intense (manques, doutes, couleurs, temps sur surface) constitue une matière dense, un sédiment, le fruit d'un travail où il ne serait plus que le passeur au fond.

Et pour que les enfants connaissent  ce rapport de peinture se résumant par l'artiste à ne faire confiance qu'à l'intelligence de la main, nous nous évertuerons lors des ateliers à vivre la création sur grands formats, la magie du liant par la pastel à l'huile, et à faire révéler le primitif qui est en nous par la réalisation de masque mêlant diverses matériaux !

Car comme le précise Romain, « Tout œuvre d'art est active. Le propre d'une œuvre est de dépasser simplement les éléments et la narration dont elle est faite, qu'elle produise un grand tremblement, quasiment un larsen ; l’œuvre vient d'avantage poser des questions, mettre en doute qu'apporter des réponses, elle doit tordre la matière comme le poète le fait avec des mots. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR LES OEUVRES
DE CATHERINE NOURY

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La belle épanouie (2008) de CATHERINE NOURY, broderie, papier, organdi, filasse, fil dʼor, 20 x 26 cm.


Lumière
Chercher la lumière -Algue- (2011) de CATHERINE NOURY, broderie au fil de coton, 15 x 14 x 5 cm.

 

Poumon
Poumon (2011) de CATHERINE NOURY, broderie au fil de coton et fil dʼor, 15 x 14 x 5 cm.

 

Presqu'île
Sans titre -Dune- (2013) de CATHERINE NOURY, dessin au feutre permanent sur papier 30 x 40 cm.


Ce sera le point de départ de son travail en volume, dans lequel elle étudie par le fil et au plus près les motifs du paysage et de l’anatomie. Depuis, à la suite d'une commande de la DRAC Poitou-Charentes pour l'atelier de broderie d'art Le Bégonia d'or, elle a commencé deux nouvelles séries :

- Rêver d'Icare, 2013, où une aile d'oiseau découverte dans la rue devient une sculpture de modules en papier blanc découpé, comme une amorce de deuxième vie ; thématique du vol de l'oiseau également illustrée par une cinquantaine d'esquisses à l'encre sur calques A4 qui s'apparentent à des recherches préparatoires, calques que nous présentons à la galerie.

- La presqu'île, 2013, sur des carnets A4 ou papiers A3, avec une série toujours en cours, de dessins de buissons et de dunes où le crayonné noir évoque la corrélation entre mouvement, lumière et souffle. Catherine Noury travaille alors, et à nouveau, sur le paysage, « les stratégies du vivant et des petites existences » dira-t-elle, la croissance d'une nouvelle pousse. Elle reprend ici, comme lorsqu'elle brodait, la minutie d'un geste concentré, répétitif où l’œuvre se créé avec le temps par prolifération, ramification, autour des existences modestes devant lesquelles on passe souvent sans s'arrêter.
L'idée de mutation dans les travaux de cet artiste est significatif dans sa toute dernière pièce : un grand nuage blanc qui prolifère en modules de papiers découpés, tel les végétaux brodés en volume dans sa précédente exposition  Histoires naturelles.

Des robes de L'éternelle Fiancée aux pièces Poumon ou Nuage, Catherine brode ou sculpte le trajet d'un rêve teinté de poésie où les enfants seront invités à y ajouter leur propre fil d'or lors de ces fameuses "conf-ateliers" !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR LES OEUVRES
DE SIMON ROUSSIN

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Six oeuvres de Modernités Plureilles (collection MNAM) en lien avec la polychromie des dessins de Simon Rousin :


DU 13 AU 20
JANVIER 2014

Manège de cochons -manège électrique- (1922) de ROBERT DELAUNAY, huile sur toile, 284 x 254 cm.

Delaunay

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DU 21 AU 29
JANVIER 2014

La Prophétie (1955) de STANTON McDONALD WRIGHT, huile sur toile, 122x91,5 cm.

McDonaldWright

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DU 30 AU 06
FÉVRIER 2014

Red, Yellow and Black Streak (1924) de GEORGIA O'KEEFFE, huile sur toile, 101,3x81,3 cm.

O'Keefe

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DU 07 AU 14
FÉVRIER 2014

Explosion lyrique n°2 (1918) d'ALBERTO MAGNELLI, huile sur toile, 125,5x125,5 cm.

Magnelli


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DU 15 AU 21
FÉVRIER 2013

Compliment (1912) de RANTISEK KUPKA, huile sur toile, 89 x 108 cm.

Kupka

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DU 21 AU 28
FÉVRIER 2014

Jeune Finlandaise (1907) de SONIA DELAUNAY, huile sur toile, 80 x 64 cm.

Sonai Delauany

SIMON ROUSSIN est un dessinateu & illustrateur de 24 ans. Diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg depuis 2011, son travail porte sur la figure du héros, où il cherche dans ses histoires à retrouver le souffle de ses lectures enfantines. Il est déjà l’auteur de Robin Hood et Heartbreak valley en 2010, et Les Aventuriers, en 2011.
Il est aussi l’un des fondateurs et principaux auteurs de la revue Nyctalope.

Nous souhaitons surtout présenter aux enfants plusieurs planches de son livre illustré Le Bandit au colt d’or (2013) narrant une légende de l’ouest, ou un western, genre en tout cas qu'affectionne particulièrement l'auteur. " Il y a dans le genre une évasion totale, une immersion complète dans un récit qui peut nous transporter bien au delà de notre réalité, du quotidien. Et finalement, nous permettre d’y projeter des questionnements intimes, personnels.
Le récit de genre est pour moi la meilleure façon de dissimuler modestement des problématiques plus profondes sous une jubilation première d’inventer des histoires, de créer des personnages, de les faire vivre et mourir. "

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR LES OEUVRES
DE CATHERINE NOURY

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DU 13 AU 17
DÉCEMBRE 2013

RÉCRÉATION (2009) de MARION POUSSIER, extrait d'un tirage lambda contrecollé sur Dibond, 40x40 cm.

Camille&Paul


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DU 15 AU 22
DÉCEMBRE 2013

RÉCRÉATION (2009) de MARION POUSSIER, extrait d'un tirage lambda contrecollé sur Dibond, 40x40 cm.

Camille&Paul


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LE 25/12/13
& LE 01/01/14
GALERIE CLOSE

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DU 23 DÉCEMBRE 2013
AU 04 JANVIER 2014

FAMILLE (2011) de
MARION POUSSIER, extrait d'un tirage lambda contrecollé sur Dibond, 40x40 cm.



Propos de Raymond Depardon sur la série Un été de Marion Poussier après avoir sélectionné en 2006 ce travail pour les Rencontres Internationales de la Photographies en Arles :
".. Elle rentre dans son sujet par le cadre, la distance, un regard doux et pur, proche du réel. On voit sa personnalité : elle a quitté le romantisme post-Cartier-Bresson. Ses images sont simples, magnifiques..."

Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière, le travail de Marion Poussier a été récompensé à de nombreuses reprises, avec en dernier lieu le prix de photographie de l’Académie des beaux-arts pour la série Famille, qui lui offrira un an pour réaliser ce travail s’inscrivant à nouveau dans sa démarche sur le lien social.

C’est cette préoccupation qui a poussé la photographe à cadrer des scènes de groupe avec enfants dans Récréation, les habitants d’un immeuble dans Ils habitaient au 61, rue d’Avron, des vieux en maison de retraite dans les Corps invisibles, des adolescents en colonies de vacances dans Un été. Elle travaille ses moyens-formats carrés couleurs à l’ancienne, sur planches-contacts, comme le faisait dans les années 1970 Diane Arbus, l’une de ses références.

L'œuvre de Marion Poussier s'articule autour de l'impalpable, le flou, comme un son, une odeur, un geste.
Un moment intime, ordinaire et fugitif qui laisse malgré tout une empreinte sur notre mémoire. Et ce suspens de ce vivre ense;ble témoigne selon l'artiste de modèles culturels et familiaux d'une communauté en évolution.

Car Marion Poussier milite pour une société plus tolérante. Dans la série Iran, Liban, Israël, la libre circulation des désirs, elle créé un même décor pour trois viles : Tel Aviv, Beyrouth et Téhéran. Avec une jeunesse actuelle qui ne communique plus, et qui ici s'unit idéalememt.
Parce que les corps s’expriment intensément, librement, leur énergie se construit un lien sociétal privilégié, une mémoire collective.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR LES OEUVRES
DE CAMILLE & PAUL

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DU 11 AU 17
NOVEMBRE 2013

FRIEND OPPORTUNITY (2013) de CAMILLE & PAUL, gouache sur papier, 100x110 cm.

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DU 18 AU 24
NOVEMBRE 2013

LE JARDIN SOUS LA NEIGE(2012) de CAMILLE & PAUL, encre de chine sur papier, 90x120 cm.

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DU 25 AU 30
NOVEMBRE 2013

L'ÉTAGÈRE (2012) de
CAMILLE & PAUL, encre de chine sur papier, 90x120 cm..

 

Extrait du texte de Bruno Peinado lors de son invitation auprès des deux jeunes artistes à réaliser seize représentations du 24 rue de Madame de Pompéry, leur lieu de résidence, en référence aux seize tableaux que la ville de Douarnenez a commandé au peintre Robert-Paulo Villar en 1937 :

" CAMILLE GIRARD et PAUL BRUNET saisissent à quatre mains les échos du monde par une pratique assidue du dessin. Un dessin, à la manière des plus grands mangakas, nourri d’attentions à ce que nous avons sous les yeux de plus simple ou de plus trivial, un chat qui vous fixe, une collection de jouets, un jardin sous la neige.

Mais ils sont tout aussi attentifs à ce qui nourri notre regard, les livres lus, les oeuvres digérées, les films à revoir ou à découvrir. Soit un paysage culturel à l’image de ceux qui font parler la nuit et tiennent alerte le jour.Une poétique mettant en relations l’ailleurs et la distance à ce qui engage les proximités.

Aussi depuis leur vigie au 24 rue Madame de Pompéry, Camille Girard et Paul Brunet, nous parlent du monde qu’ils ont sous les yeux et des mondes qu’ils désirent, et cela le plus simplement possible, c’est à dire avec la plus grande complexité qu’ils savent nous rendre évidente

À deux doigts ou à trois pieds, à quatre coudes ou à deux nez, avec le pouce ou leurs dentiers, Camille Girard et Paul Brunet dessinent.

Sur un tatamis ou sur un tas de bois, sur leur tabagie ou leur gueule de bois, Camille Girard et Paul Brunet dessinent.

Qu’il fasse beau en hiver, froid en été, humide au printemps ou sec en automne, Camille Girard et Paul Brunet dessinent.

En fumant des cigarettes, en mangeant des tartelettes, en jardinant ou en bougeant la tête, Camille Girard et Paul Brunet dessinent."
suite du texte

Exposition 24 rue Madame de Pompéry / un panorama, série de 16 dessins encre de chine sur papier 90x120cm, février-mars 2012, Douarnenez.

Nous travaillerons avec les enfants autour de l'observation d'un modèle, des peintures et encre de chine à l'eau, du lavis et des nuances de gris, d'une couleur qui en devient plusieurs.

Nous découvrirons en fin de mois leur série de Natures mortes, mais aussi sous quelle forme plastique leur "passage de la couleur au noir blanc" évolue dans la galerie ?

Rendez-vous le samedi 30 novembre 2013 pour le savoir !

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES
MOTS

SUR LES OEUVRES
DE MARIE DENIS

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DU 10 AU 16
OCTOBRE 2013

LA TIARE BRODÉE (2010) de MARIE DENIS, feuille de palme Phoenix stabilisée, 65x80 cm.

Camille&Paul

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DU 17 AU 23
OCTOBRE 2013

LES YEUX DERRIERE LA TETE (2011) de MARIE DENIS, photographie, tirage d'exposition classic-picto, 40x50 cm.

Camille&Paul

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DU 24 AU 30
OCTOBRE 2013

Ensemble LE CORPS PAYSAGE, The sheperd, The Lone, Waiting (2010) de
MARIE DENIS, tirage d'exposition classic-picto, 37,5x50 cm..

MARIE DENIS, représentée par la galerie Alberta Pane , vit à Paris et travaille partout.
Ses sculptures et installations prennent des formes et techniques très variées.
Grande observatrice du quotidien, ses oeuvres relatent d'un rapport privilégié avec la nature, pour une interprétation inédite du végétal, et où émane une force presque vitale de l'objet qui en résulte.

Parce que selon l'artiste, la forme artistique participe d'un positionnement dans la société, Marie Denis recherche à détourner les matériaux, à déplacer leurs usages.

Une simple grappe de raisin dépouillée de ses fruits (Nue, sculpture en frène, 2012) devient alors une sculpture biomorphique, éloignant nos préjugés quant à l'idée du beau, offrant à ce dernier une nouvelle vertu.

Nous travaillerons avec les enfants autour de l'humour, du ready-made et du dadaïsme, et découvrirons en fin de mois leur série de Nue, mais aussi sous quelle forme plastique leur "Végétal" évolue dans la galerie ?

Rendez-vous le dimanche 03 novembre 2013 pour le savoir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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UNE OEUVRE
PAR SEMAINE
(septembre 2013)

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DU 09 AU 15
SEPTEMBRE 2013

LE PASSEUR (2009)
de TRUC-ANH, photographie C-Print, 60x80 cm, série Opéra de Stanley.


Camille&Paul

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DU 16 AU 22
SEPTEMBRE 2013

TOUT ART FER (2009)
de TRUC-ANH, photographie C-Print, 60x90 cm, série Opéra de Stanley.

Camille&Paul

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DU 23 AU 29
SEPTEMBRE 2013

PHYLACTÈRE (2009)
de TRUC-ANH, vidéo, 32 sec,
série Opéra de Stanley.

L’univers de TRUC-ANH est présenté chez Artyfamily (retrouvez le reste de son travail à la galerie Vincent Sator tout le mois de septembre !) par deux séries présentées conjointement.

La première intitulée Doors, dont nous en aurons un extrait avec Doors #079, scanner haute-def sur tirage C-Print contrecollé sur Dibond de 150x150 cm représentant, comme le reste de la série, une babiole agrandie et transmutée en phénomène physique.

La deuxième série met en scène son pseudo-héro, Stanley, personnage solitaire évoluant dans des espaces vidés de toute présence humaine, et incarné par Truc-Anh paré d'une grenouillère rose.

Les Doors travaillent à une perte de repères où leur motif répété fatigue l’œil, invite à un franchissement, un passage vers la quête de ce personnage.

Cette métamorphose, s'agit-il d'un rêve ou d'une incantation ?

Nous travaillerons avec les enfants autour de l'onirisme et de l'imaginaire, et découvrirons en fin de mois quels sont les personnages qui évoluent dans leurs rêves, et surtout sous quelle forme plastique ?

Rendez-vous le samedi 28 septembre 2013 pour le savoir !